‹ Étude sur Quince CurceChapitre 231 sur 398 · SuÉTO.\E, César, 70. Cf. Lucain, Pharsale, V · texte numérisé non relu

SuÉTO.\E, César, 70. Cf. Lucain, Pharsale, V

... Diseedile caslris, Tradite nosira viris, ignavi, signa, Quirites.

6. Quinte Curce, IV, xiv, 26 : « Ipse non palrio more solum, sed etiam ut conspici possim, curra vehor, nec recuso quominus imitemini me, sive forlitudinis exemplum sive ignavloe fuero! »

ginalité de cet appel, de même que la paraphrase de Voltaire rappelle le mot du héros de La Henriade *.

Parfois même l'hyperbole, les antithèses qui ont tant nui à la réputation de notre historien, produisent d'heureux effets, u Regarde, dit Cœnus à Alexandre, regarde nos corps exsan- « gués, percés de mille coups, couverts de cicatrices. Nos lances « sont émoussées, les armes nous manquent. Nous avons dû « revêtir des vêtements perses, ne pouvant en faire venir de « Macédoine. Nous avons l'air d'étrangers. Qui de nous possède « encore un cheval ou une cuirasse? Qui de nous a encore des « esclaves ou sa part de butin? Vainqueurs de tous, nous man- « quons de tout \ » — « L'armée perse, dit Alexandre, a plus « d'hommes, la nôtre a plus de soldats '. »

A côté de passages que déparent l'enflure, l'affectation, on trouve des métaphores énergiques , nous dirions presque des expressions de génie. Alexandre veut faire comprendre à ses soldats la faiblesse de l'armée perse, il la leur représente comme « une troupe que la peur fait chanceler et que la pointe de <' leurs boucliers suffira à mettre en fuite * ». Veut-il donner une idée de la résistance qu'offriront les barbares? il les montre « raidissant la tête sous le joug ' ». Ailleurs il reprochera aux Macédoniens « de s'arrêter sur le seuil de la victoire ^ ». II y a probablement dans cette image une réminiscence de Tite-Live ", mais l'expression n'en est pas moins belle. Darius, pour mieux marquer son isolement, s'écrie « qu'il sera exilé dans son propre royaume ^ », et il termine une de ses allocutions par une phrase imagée ^ que, si l'on veut bien nous le permettre, nous traduirons à merveille par le mot célèbre d'un contemporain : « J'irai

\. Voltaire, La Henriade :

Ne perdez pas de vue, au fort de la tempête, Ce panache éclatant qui flotte sur ma tête, Vous le verrez toujours au chemin de rhonneur

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