‹ Étude sur Quince CurceChapitre 232 sur 398 · Quinte Curce, V, vm, M : « in regno exulabo · texte numérisé non relu

Quinte Curce, V, vm, M : « in regno exulabo

9. Quinte-Curce, III, VIII, 11 : « in ilio specu, ia quem pavidi recessissent, oppressiirum esse cunctanles. »

les chercher jusque dans leurs repaires. » Souvent même Quinte Curce a des trouvailles que la traduction ne saurait rendre ; le discours de Philotas ', l'analyse des murmures de l'armée macédonienne ^ en offrent plus d'un exemple. Il sait, quand la situation l'inspire, faire dignement parler ses héros; alors qu'il est inférieur à sa tâche, il a des traits admirables.

Le tempérament et les habitudes oratoires de Quinte Curée se montrent dans le choix des faits et dans leur arrangement arbitraire, dans le développement de certains épisodes, dans la manière dont les faits sont présentés, dans les discours que tiennent les divers personnages et jusque dans l'infini détail de la phrase. Il n'y a rien là qui fasse de Quinte Curce une exception parmi les historiens de l'empire. L'un d'eux, qui par beaucoup de côtés ressemble à notre historien, qui fut presque son contemporain, et qui nous est presque aussi inconnu, Florus, ne concevait pas et n'écrivait pas autrement l'histoire. Il groupait arbitrairement les faits ^, les présentait sous une forme oratoire * et terminait son opuscule par une péroraison ^ qui rappelle d'assez près la dernière phrase de Quinte Curce; s'il abuse moins du discours proprement dit, c'est que le cadre même de s'on œuvre l'en empêche. Tous les deux ils subissaient, après bien d'autres, et plus que tous peut-être, l'influence de leur époque; Quinte Curce a conservé de cette influence des marques particulières qu'il nous faut noter.

Quelques-uns de ses personnages ont un caractère purement conventionnel et semblent plutôt appartenir au théâtre qu'à l'histoire; tel est, par exemple, le vieil Atharrias toujours prêt à remonter le courage des recrues ^, tel est parfois Alexandre lui-même.

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