‹ Étude sur Quince CurceChapitre 259 sur 398 · Plutauque, Quœst. mor., t. V, page 112, éd. Wyttenbach · texte numérisé non relu

Plutauque, Quœst. mor., t. V, page 112, éd. Wyttenbach

5. PuNE, Histoire naturelle, III, o, 6, 42. Cependant les Romains n'ont pas imposé leur langue, ils ont permis par faveur de parler latin. — Tite-Live,

samnite en Lucanie et dans le Bruttinm ', Tosque en Gampanie ^ ; il s'est introduit victorieusement en Gaule ^ en Espagne *, en Belgique % en Bretagne ^, en Germanie ', en Rhélie ^ en Asie Mineure '; l'Afrique est aussi romaine que l'Italie et lui envoie des avocats '".

Ces provinciaux, ces Romains de fraîche date, surchargeaient de mots nouveaux '*, de tournures empruntées à leur idiome maternel, cette langue qu'ils n'avaient pas appris à parler dès l'enfance; ils l'altéraient inconsciemment, ne comprenant pas bien le sens des termes qu'ils employaient, ignorant les délicatesses d'une syntaxe si nouvelle pour eux. En venant à Rome, ces étrangers, hommes de lettres, agents d'affaires, touristes, chevaliers d'industrie '-, affranchis ou esclaves '^, apportaient et propageaient, avec leurs coutumes nationales, leurs maladresses de langage **.Gicéron se plaignait déjà des effets désastreux que produisait laffluence des étrangers à Rome*^; au premier siècle,

XL, 42 : (( Cumanis eo anno potentibus permissum ut publiée latine loquerelur et prœconibus latine vendendi jtis esset. Sur la diffusion de la langue

latine, cf. A. Bldinszky, die Aushreitung der lateinischen Sprache Berlin,

Hertz,' 1881.

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