Quinte Cuiice, IX, vu
a un dos ', des bras ^, la terre un sein ^, les défilés une gorge *, les cavernes une bouche^. Ils semblent vivre et prendre les mêmes attitudes que l'homme, ils agissent comme lui, ils éprouvent les mêmes sensations. La montagne se dresse '', la plaine s'abat \ la vallée s'assied ^, le feuillage sert de vêtements au tronc des arbres ®. Un pays regarde au loin le couchant "^; la terre sue l'humidité *^ La mer se courbe sur le rivage ^^, elle vomit des flots de sable *^. Le vent balaye les campagnes'* ou fait se briser la mer contre un obstacle '^. Le feu meurt '", la terre dépérit ^'^. Le jour s'incline vers le soir '*, il est triste'^, la nuit se couche sur la mer^°.
Aussi faut-il entrer en lutte avec eux. Il faut livrer bataille au terrain aussi bien qu'à l'ennemi^', et combattre le sable ^-ou le fleuve " qui arrêtent la marche des envahisseurs.
Les idées abstraites se sont naturellement personnifiées; ce sont dans le récit de Quinte Curce des êtres réels qui prennent part à tous les événements. La nature ", la fortune ^^, le destin ^f', la nécessité ^^, l'antiquité ^^ jouent un rôle actif.
i. Quinte Curce, III, iv, 12.