‹ Étude sur Quince CurceChapitre 279 sur 398 · Qui.viE Curce, IV, xi, 6; V, xiii, 4; X, i · texte numérisé non relu

Qui.viE Curce, IV, xi, 6; V, xiii, 4; X, i

Le mot « agmcn » signifie pour lui infanterie *, et « opes », trône ^

Parle-t-il d'un passage d'Euripide, Quinte Curce ne dira pas, comme le fera Plutarque ^, que ce passage est tiré de VAndromague; l'expression vague « carmen Euripidis '• » lui suffira.

Cette attention à ne nommer les choses les plus précises que par les termes les plus généraux est un procédé d'orateur; on l'a précédemment remarqué ^. C'est à une habitude d'orateur qu'il faut encore rapporter ces hyperboles ® qui exagèrent la grandeur des objets et des idées, ces pléonasmes qui ne donnent malheureusement pas toujours plus de force à la pensée', ces antithèses dont le retour incessant fatigue l'esprit, à force de le tenir en éveil ^.

C'est également à une habitude d'orateur, et à une des plus fâcheuses, qu'il faut demander compte d'un des traits caractéristiques de la langue de notre auteur.

Un tisserand sait, avec quelques traits fort simples, créer les figures, les dessins les plus compliqués; Quinte Curce, de même, supplée à la pauvreté de son vocabulaire par l'habileté qu'il met à varier les rapports des mots entre eux.

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