Quinte Curce, VIII, xiv, 1, 27: IX, vi
9. Quinte Curce, rapto vivere, IV, vi, 3. — Virgile, Enéide, VI, 3, vivere rapto.
10. Quinte Curce, III, iv, 7 : Asperi 1res adilus et perangusti sunt. — Cf. J. Muetzell, éd. de Quinte Curce, Op. L, page S8.
11. Quinte Curce, VIII, xni, 2, et J. Muetzell, Op. L, page 793.
12. Quinte Curce : frustra pace, IV, xi, 1 ; gradus subinde quis insistèrent, VII, XI, 15. — Cf. J. Muetzell, Op. /., pages 2i2, 307, 714.
Les propositions relatives, attributives, causales ', autrefois intercalées dans le corps de la phrase, en sont détachées et sont rejetées à la fin. Dans certains cas, cette disposition semble avoir été adoptée en vue d'un effet à produire, le plus souvent elle n'est que la marque de l'effort tenté par l'auteur pour écrire autrement que ses prédécesseurs ; parfois même elle n'est qu'une preuve d'inhabileté; en effet, on ne sait déjà plus, au !«' siècle de l'époque impériale, manier cette période cicéronienne, si ample, si large, si harmonieuse, si artistement construite.
La phrase est courte le plus souvent, la période hachée -; c'est la marque de l'époque, et c'est le défaut le plus vivement reproché à Sénèque par Quintilien ^; elle n'est pas toujours harmonieuse * et se termine parfois sur une cacophonie ^.
La forme qu'elle affecte trahit les habitudes de l'écrivain.
C'est par exemple un procédé de peintre, un moyen de faire circuler l'air dans le tableau que cette suppression si fréquente de toute conjonction : « Parmenio, peritissimus inter duces ar- « tium belli, fiirto, 7ion prœlio opus esse censebat : intempesla « nocte opprimi posse hostes : discordes moribus, liyiguis, ad hoc « somno et improvisa periculo territos, quando in noctiirna tre- « pidatione coituros^'i »
L'accumulation des conjonctions ' pour insister davantage sur l'idée, pour mettre chaque mot en relief, est au contraire une habitude d'orateur ; ce n'est pas la seule.
Quinte Curce, comme Tite-Live ^, et pour la même raison, use fréquemment des tournures exclamatives ^; comme Quintilien, il fait un usage immodéré de l'anacoluthe "'; il passe d'un sujet à
1. Surtout les ablatifs absolus : Quinte Curce, finito bello, III, i, 9. — Cf. J. Mdetzell, Op. L, page 14. Sur toute cette question, cf. Th. Vogel, Op. /., i'' éd., t. I, page 52, sqq.