‹ Étude sur Quince CurceChapitre 366 sur 398 · Gregobovius, Op. L, t. III, pages · texte numérisé non relu

Gregobovius, Op. L, t. III, pages

6. Plombeiis, ferreus, obscurus, dit Baronius, cité par Mabillon, Ann. Bened., t. III, préf.

7. Cf. ffist. Lilt. de la France, l Vil, pages 100-316. — Gregorovils, Op. L, U VI, page 351, sqq. Grégoire VII (1078) fait rétablir auprès de chaque église une école pour les clercs. — Ampère, Op. /., t. III, pages 144, sqq., 457, sqq.

8. MoNTFAucoN, Diarium Op. l., page 85 : Historia Alexaixdri magni libri XV.

9. Saxonis grammatici historix danicx libri XVI. Ed. Stepha.nus Johannis Stepha- NiLS. Jac. Moltken, Hauniae, 1644.

Saxo. VIII, page 141, 1. 36, spiritusque liberius meare cœperat.

VII, page 147, I. 4, jacebant circa currum régis innumera exstinctorum corpora.

VIII, page 161,1.9, a divis loci prsesidibus.

IX, page 178, 1. 44, adeo difficile prasgrandia continentur imperia.

V, page 84, 1. 42, regum deinde manum sp^gere hortatur.

X, page 191, 1. 10, adeo cerlo ictu dcslinata feriebat.

Quinte Cubce, III, v, 9, inter haec liberius meare spiritus cœperat.

III, XI, 9, circa currum Darii jacebant nobilissimi duces.

III, VIII, 22, dis prssidibas loci.

IV, XI, 8, ^periculosum est pra:grave imperiura ; difficile est enim conlinere quod capere non possis.

VIII, I, 1, eum propter vagum hostem spargondae manus essent.

VU, V, 41, adeo ccrto ictu deslinata feriebat, etc.

Au xiie siècle, la renaissance des lettres, commencée sous Charlemagne,interrompueauxcsiècle, reprise auxie,atteiatsoa plus hautpériode.

La connaissance de l'antiquité n'était alors cependant ni bien profonde, ni également répandue; on sait qu'un grammairien de cette époque, Pierre Élie \ traduisait mililia par caserne et croyait retrouver deux mots dans le quianam de Virgile. Cependant le latin était écrit assez purement ~; alors de nouvelles écoles s'élevaient partout, les anciennes retlorissaient et des copistes nombreux recueillaient sans relâche tous les ouvrages de l'antiquité ^.

Dans ces écoles, au contact des chefs-d'œuvre antiques, l'esprit s'était aiguisé, affiné; on s'intéressait moins à ces récits fabuleux écrits en style plus ou moins barbare ; on prenait du goût aux réflexions morales habilement enchâssées dans le cours d'un récit; on se souciait non seulement du fait brutal, mais encore de la forme sous laquelle il était exprimé. Au xu" siècle se manifeste un goût tout nouveau pour ce que l'on pourrait appeler la morale laïque.

Le souvenir d'Alexandre hantait à cette époque toutes les imaginations; il inspire des romans^ et des œuvres à prétentions historiques ^; il fournit des motifs aux artistes qui décorent les églises gothiques ^ ou les palais royaux ''.

L'ouvrage de Quinte Curce redevenait de nouveau populaire. Il était copié *, il était même complété à l'aide d'un supplément assez curieux, en fort bon latin 9; il avait sa place dans les écoles, un manuscrit du Vatican '*' ne permet guère d'en douter, et il reparaissait sous forme de narrationes dans le manuscrit de Douai ", enfin il était cité par les savants. Jean de Salisbury engage à Ike les historiens anciens au point de vue de l'enseignement moral '-, et il n'oublie pas

1. Sur les erreurs des écrivains du moyen âge, cf. A. Graff, Romanclla memoria.... Op. L, t. II, page 178.

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