‹ Étude sur Quince CurceChapitre 365 sur 398 · Cf. page 317 et Rheinisches Muséum, t. X.X, page · texte numérisé non relu

Cf. page 317 et Rheinisches Muséum, t. X.X, page

nous avons parlé. Son œuvre était copiée encore par habitude * ; elle se trouvait probablement dans la Bibliothèque du monastère de Bobbio -, elle était connue des écoliers par des extraits publiés sous forme de nairadones ou de coiiciones ^, — les notes marginales du manuscrit de Berne ne permettent guère d'en douter *, — mais elle n"a laissé aucune trace chez les écrivains de cette époque. Le ixc siècle en etfet avait continué le mouvement littéraire commencé sous le règne de Charlemagne, « cet éclair entre deux nuits »; mais le x^ avait vu le démembrement de l'empire carlovingien, l'affaiblissement du sentiment artistique et littéraire, la réapparition du culte de la matière °, et les délicatesses du style ne touchaient plus guère les hommes de ce siècle de fer et de plomb ^.

A la fm du xi^ siècle, les études anciennes sont de nouveau en honneur ' ; les documents sur Quinte Curce sont néanmoins fort rares. Il semble que dans ce siècle les esprits ne fussent pas assez débarrassés de ces brouillards dont parle Baronius pour goûter suffisamment le charme du style de Quinte Curce; et, de fait, l'œuvre de Quinte Curce n'a pas, que nous sachions, laissé une trace plus profonde qu'au siècle précédent. Aucun manuscrit n'atteste qu'elle fût copiée et lue; elle l'était cependant. C'est bien l'histoire de Quinte Curce que mentionne le catalogue de Pomposa ^ écrit en 1093; le chiffre du nombre des livres dont se composait l'ouvrage mentionné ne permet guère d'en douter, et c'est bien elle qui a exercé son influence sur l'historien du Danemark , Grammaticus Saxo. Il est impossible de le nier; en effet, ce savant, grand imitateur de Justin et de Yalère Maxime, a reproduit fréquemment des locutions, des réflexions et des tournures empruntées à Quinte Curce *.

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