‹ Étude sur Quince CurceChapitre 393 sur 398 · Cf. page 351, note · texte numérisé non relu

Cf. page 351, note

Vindeline mee (sic), prias hic redditurus in auras Spiriîus et corpus linquet inane meum, Quam tua nohilifas virtus atque incUta fama Pectore lahatur, candide amice, meo.

* Edition de Quinte Curce par Zarotus; ia-4", 12i f., pas de pagination. Titre : Q. Curtii de rébus gestis Alexandri magni régis macedonum liber tertius. Souscription : hos notera Q. Curtii libros de rébus gestis Alexandri magni régis Macedonum quam accuratissime recognitos impressit Mediolani Antonius Zarotus opéra et impendio Joannis Legnani. Anno Domini MCCCCLXXXI die XXVI martii. — Jusqu'au livre V, cette édition a la numérotation et le texte traditionnels. Entre les livres V et YI qui n'en font qu'un, la lacune ordinaire est comblée par l'interpolation qu'offrent plusieurs manuscrits *. Les livre?, à partir du VII«, sont en retard d'un chiffre sur la numérotation habituelle.

Cette édition n'a pas la valeur qu'on lui attribue d'ordinaire; la présence de l'interpolation des livres V et VI prouve suffisamment qu'elle a été faite d'après des manuscrits de la dernière classe.

* Édition de Quinte Curce, par Pomponius; in-40 de 149 feuil. à 32 lignes la page, ni numérotation ni pagination. Entre les livres V et VI la lacune ordinaire est indiquée par un blanc, il n'y a pas- d'interpolation. Le X<î livre a les lacunes traditionnelles. Cette édition a été imprimée à Rome vers 1470 et peut-être est-elle antérieure à celle de Vindelin de Spire. Elle commence par les mots traditionnels et finit par cette souscription :

Finis gestorum Alexandri magni que Q. Curtius Ru fus vir romanus litteris mâdavit et Pôponius nro fëpore correxit ac Georgius Lauer impressit.

L'histoire de l'ouvrage de Quinte Curce ne peut plus se faire après la fin du xve siècle, elle comprendrait les noms de tous ceux qui se sont occupés de l'antiquité romaine. Ou pourrait remarquer cependant que depuis lors cet ouvrage a eu à peu près la même destinée qu'ail moyen âge. A partir du ive siècle, toutes les fois qu'il y a eu une renaissance des lettres latines, Quinte Curce a reparu et a été goûté; quand l'étude de l'antiquité a subi une éclipse passagère, il a toujours été un des premiers à tomber dans l'oubli ; il n'a jamais exercé une influence bien profonde sur les écrivains, quels qu'ils fussent, de l'histoire d'Alexandre. 11 en a été de même depuis le xvi^ siècle jusqu'à nos jours; ÏHistoire d'Alexandre a eu des éditions nombreuses, elle a été traduite, elle a été discutée, mais à des intervalles inégaux; elle a toujours eu sa place dans les écoles, mais elle semble y être restée par tradition, et n'a pas laissé un grand souvenir dans la mémoire des écoliers; elle a été la lecture de prédilection de Charles XII, elle a tenu compagnie à Richelieu pendant le siège de la Rochelle s'il faut en croire la légende, elle a été fort goûtée des

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