Cf. page 351, noie
batailleurs du xvie siècle; au xyii«, elle a été populaire ^ et vigoureusement admirée par Tureiine -; au xvin'', elle compte encore parmi les ouvrages mis entre les mains du roi ^; le gros public ne la connaît guère aujourd'hui que de nom. L'histoire de Quinte Curce a rarement servi de modèle aux nombreux poètes qui depuis Jacques de la Taille jusqu'à Viennet ont mis Alexandre sur la scène, elle leur a fourni parfois des indications générales, des traits isolés, elle n'a jamais été un canevas dont ils n'ont pas osé s'écarter; ce fait n'étonne pas trop quand on a pénétré un peu avant dans la connaissance du talent de notre historien.
1. Ménage soutient que le nom de Quinte Curce est assez populaire pour qu'on le prononce à la française, Kinte Curce et non Qu-inte Curce.
2. Cf. Quinte Curce, traduction de Mignot, Paris, Le Clerc et Le Gras, 1781, t. 1, préface; cf. supra, page 311, note 3.
3. i. L'Alexandre de Quinte Curce était sur la table de Louis XV, mais si peu regardé « que le sinet resta six mois h la même page. » J. Michelet, Histoire de France, Paris, Lacroix, 1877, t. XVIII, page 24.
C4HAPITRE I. — Authenticité de l'Histoire d'Alexandre.
I. Les critiques et leurs doutes. — II. L'histoire littéraire chez les modernes et chez les Romains. Les monographies et les encyclopédies biographiques. — III. Le silence des écrivains anciens sur Quinte Curce 1
§ 1. — De l'époque où vécut Quinte Curce 18
I. Opinions des divers savants. Méthode à suivre pour arriver à la solution du problème; son application. — II. Claude et l'allusion du X" livre de Quinte Curce.
§ 2. — Quinte Curce et ses homonymes 46
Les hypothèses des critiques. — Le Curtius de Suétone; celui de Tacite et de Pline.
CHAPITRE III. — Alexandre et les Romains. Circonst.ances qui favorisèrent
AU PREMIER SIÈCLE LA PUBLICATION D'uNE HISTOIRE d'AlEXANDRE.
La littérature. — Les expéditions en Orient. — Les œuvres d'art. — L'influence alexandrine. — La politique 55