‹ Étude sur Quince CurceChapitre 6 sur 398 · Ovide, Tristes, II, 3u6, le laisse entendre · texte numérisé non relu

Ovide, Tristes, II, 3u6, le laisse entendre

Magnaque pars operum mendax et ficta meorum, Plus sibi permisit compositore suo.

Martial aussi, Epig., I, iv, 8 :

Lasciva est nobis pagina, vila proba est.

étroite que nous admettons aujourcrhui. Ils n'auraient jamais sans doute reproché à Salluste de moraliser après avoir mené une vie scandaleuse *, et ils n'auraient pas trop vivement protesté quand laustère Sénèque ^

En louant Diogène

Buvait le Falerne dans l'or 3,

si Salluste n'avait été un homme politique, si Sénèque n'avait occupé dans lÉtat une haute position. En revanche , les mœurs pures d"Ovide ne firent pas excuser la légèreté de ses vers *.

Aussi l'histoire littéraire telle que nous la comprenons, c'est-àdire l'histoire de la vie intellectuelle d'un peuple considérée en elle-même et dans ses rapports avec l'histoire générale, n'exista ni en Grèce ni à Rome; il y a plus, le latin n'a pas de mot qui corresponde exactement à ce que nous entendons par histoire littéraire. Comme le mot ■'{ç,i<j.<xuT'x chez les Grecs, le mot Utle7\e. chez les Romains, s'appliquait plutôt en efTet à la théorie générale des œuvres littéraires ou aux règles particulières de chacune d'elles, et éveillait bien plus l'idée d'une étude purement critique ou grammaticale que celle d'une appréciation littéraire appuyée sur l'histoire. Ce caractère théorique et critique prédomine dans VOrator et le de Oratore de Cicéron ; il prédominait aussi probablement dans le Sisenna vel de historia % dans le de Compositione satirarum ^ de Varron, ainsi que dans le de Ratione dicendi' de l'orateur Antoine. Quant à l'exposition historique du développement littéraire, elle n'a dû exister que sous une forme très rudimenlaire dans les de Poetis

1. Suétone le laisse entendre en parlant de la satire de Lenaeus, afTranchi de Pompée, contre Salluste. Cf. Suétone dans les C. Sueloni.... reliquix d"A. Reifferscheid. Leipzig. 1860, page 112.

2. On a elTectivement critiiiué le peu d'accord de ses actes et de sa morale, car il se défend contre des accusations de ce genre (Sénèqce. de Vita heala, 17). Cf. sur ces critiques : Dio.n Cassids, LXI, 10; T.\cite. Annales, XIV, o3.

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