Cf. Yossics, de Histor. Grœc, page
8. Sur les critiques qu'il fait d'Ératosthène, ef. Str^^bon, II, pages 76, 79, 89, 91. — Sur ce qu'il dit de l'Inde, cf. Strabon, II, pages 77, 81, etc.
9. Slidas, V. IIo),É[ioi>v £ypa'l/£ ■KE.pir,fr,7i-) 'D.îov Èv |ît,S).>'oiç y' '''•^''^
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tara *, avaient certainement éclairci ou complété sur plusieurs points les travaux de leurs devanciers, apporté leur contribution à la géographie de l'Asie; dans quelle mesure? nous ne le savons pas exactement. Nous sommes, en revanche, mieux renseignés sur leur contemporain Agatharchides de Cnide. Attiré en Egypte par les trésors topographiques accumulés au Musée, il y avait publié, outre un Périple de la mer Rouge ^, une Géographie de l'Asie en dix livres ^.
Après lui, et dans tout le courant du p"" siècle avant notre ère, on ne trouve à signaler — exception faite de quelques travaux de faible valeur — que le Périple de la mer Rouge par Artémidore ^ et le Traité des Merveilles de l'Inde par Statius Sebosus % ami de Catulle. Il faut aller jusqu'à Strabon pour rencontrer une œuvre digne d'être citée. Avec sa géographie, excellent résumé des connaissances géographiques de l'époque, se termine le catalogue que nous avons entrepris de dresser. Tout incomplet qu'il est, il comprend, on l'a vu, de nombreux et d'excellents ouvrages, et il montre bien que, au i«'' siècle de l'ère chrétienne, il existait une collection de documents aussi abondants que variés, relatifs à VHistoire d'Alexandre. Mais il ne suffît pas que des documents existent; il est indispensable encore qu'on les connaisse, qu'on puisse et qu'on veuille en faire usage. Pouvait-il en être ainsi? Difficilement. Parmi tant de documents, les uns, les inscriptions et les archives, échappaient à la compétence des historiens romains; d'autres devaient leur être inconnus, la bibliographie ne commençant qu'à naître alors; d'autres, enfin, qu'Alexandrie seule possédait, ne leur étaient guère accessibles. Et d'ailleurs, s'ils les avaient tous connus, s'ils les avaient eus à leur disposition, ils n'en auraient fait qu'assez rarement usage; ils en auraient même, de parti pris, laissé bon nombre de côté. Si, en effet, les historiens anciens n'avaient pas pour les riches bibliothèques le mépris de Sénèque, s'ils y voyaient autre chose que « le luxe d'une vanité royale® )),si tous, sans en excepter Plutarque, quoi