‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 10 sur 386 · Jahn, Op. /., pa<?es · texte numérisé non relu

Jahn, Op. /., pa<?es

2. Suivant Lersi-h iZeitschrift f. Alterth. 1839, page 100), Sautra vécut au courant du vu» siècle de Rome ; le titre de sou ouvrage est inconnu ; on peut cependant aftirmer que cet ouvrage se rapprochait de celui de G. Népos et de Suétone. Cf. sai.m Jkromk, Prolog, in Uhr. de scriptoribus ecclesiasticis, et Qn.\Tn.iE.N, Inst. orat., XII, x, 16. Santra est cité à propos de Térence par Suétone, Reliqui.v, Op. /., page 31, ainsi <|ue par Festus et Nonius.

3. Cf. Dio.viKDE, I, page 403, K. Coii.nélius Nkpos, Vie de Dion; 3, etc.

4. Aulu-Gelle, Nuits attiqiies, I, 14, i ; VI, 1, 2, et Ascomus, éd. d'Orclli, Scholiesde Cicér., part. II. page 113. — Jean de Salisbury, Nitg. Curial., V, 7. Cf. aussi SAINT Jérôme, L. l.

5. Cf. Suetoni qiiœ sitpersunt omnia recensuit K. Lud. Roth., Lei[>zig,

AUTHENTICITÉ DE L'iIISTOIRE d'aLEXANDRE

peut-être aussi Tarquitius Priscus ', enfin Aurelius Victor publièrent, sous le titre de de Vins illustrihus ou de Vitae illustrium virorum, des recueils qui renfermaient soit la biographie de tous les hommes illustres de l'antiquité, soit simplement celle des écrivains de profession.

Ces encyclopédies présentent les mêmes caractères que les monographies. Les Hebdomadcs de Varron ne contenaient, d'après les conjectures les plus vraisemblables, que de très courtes notices terminées par un distique, moyen mnémotechnique destiné à rappeler au*lecteur une opinion toute faite ^ Le recueil de Suétone, pour être supérieur à celui de Varron, était bien loin d'avoir les qualités que nous lui demanderions, si toutefois l'on en juge d'après un des articles le mieux conservés, la biographie d'Horace. Suétone s'y montre simple et précis, mais sec; désireux de trouver la vérité, il l'a puisée à des sources pures, mais il s'est trop attardé à nous conter des incidents mesquins et sans intérêt. D'ailleurs, comme Varron et comme la plupart des auteurs de monographies biographiques, il semble avoir cherché à faire une œuvre moins littéraire que pédagogique. Il s'est de plus volontairement enfermé dans des limites fort étroites.

Dans ces encyclopédies où, semble-t il, tous les écrivains de quelque importance auraient dû trouver place, un choix était fait, les « illustres » seuls avaient droit à une mention particulière. Si l'on y regarde de près, on s'assurera que plus d'un écrivain digne de figurer parmi les « illustres » pouvait fort bien être laissé de cùté et que les auteurs qui cultivaient certains genres étaient de parti pris négligés par les biographes. En efi'et, parmi les monographies, on trouve une seule biographie d'historien et une seule biographie de philosophe : dans les recueils, ces deux catégories d'écrivains tiennent une très petite place; ainsi, l'ouvrage de Suétone — le seul dont il soit possible de parler avec connaissance de cause — ne mentionne que six historiens et trois philosophes ^ ; et encore a-t-on voulu

1858, et C. Suetoni prœter Cxsarum Ubros reliquiœ, edidit Aug. ReilTerscheid,

^l!^L.?cTANCE, Divinarum institulionum lib. I, 10, 2. Cf. Teuffel, Litter.

il G. BoissiER, Étude sur la vie et les ouvrages de Varron^ Paris, Hachette, 1861, page 347.

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