Cf. Suétone, Reliquiœ, éd. RITscb., page 91, sqq
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assez médiocre notoriété. Trois ou quatre, il est vrai, sont illustres; mais ne voit-on pas que Varius, Pline et Sénèque ont simplement payé, par un éloge biographique, un légitime tribut à l'amitié ou à la piété filiale? Les autres, que sont-ils? Des grammairiens ou des rhéteurs. On est loin, on le voit, de ces noms célèbres qui figurent parmi les biographes des hommes politiques. Leurs œuvres du moins témoignent-elles d'une étude approfondie? y retrouve-t-on ces élans d'éloquence et cette richesse de détails que nous olîrent certaines biographies politiques, ou bien y peut-on admirer ces analyses si délicates dont notre littérature contemporaine nous fournit tant d'exemples?
Les quelques monographies que le temps nous a conservées nous permettent d'affirmer que non.
Écrites généralement par des grammairiens et à une époque assez basse, elles ne sont guère qu'une collection sèche, brève et mal ordonnée de renseignements plus ou moins authentiques, — les sept biographies de Juvénal tiennent quatre pages de l'édition de Jàhn^; — elles n'ont rien d'original, leurs auteurs ne faisant d'ordinaire qu'abréger un travail plus étendu et puiser sans critique à des sources sans valeur; elles ressemblent assez aux notices mises en tête de nos éditions classiques, et non pas des meilleures; elles paraissent, comme elles, avoir été écrites dans un but purement pédagogique.
Les encyclopédies biographiques ne paraissent pas leur avoir été de beaucoup supérieures.
Varron avait publié sous le titre à'Hebdomades le premier recueil de ce genre. Il avait condensé dans cet ouvrage les renseignements les plus importants sur tous les hommes illustres de la Grèce et de Rome, sans oublier les écrivains.
Après lui, Santra ', Cornélius Népos 3, Hygin *, Suétone %