Cf. Quinte Curce, IX, x, 8, sqq. — Arrien, Indica
des chevaux * dans une île qui n'est pas nommée, le canevas ou tout au moins l'idée du discours dans lequel Cratère engage Alexandre à plus de prudence ^, enfin l'expédition de Sémiramis en Inde, expédition à laquelle Alexandre semble faire allusion dans un de ses discours ^.
L'ouvrage d'Onésicrite est, on le sait, très imparfaitement connu ; ni le plan ni le titre n'en sont établis avec certitude ; l'application de la méthode que nous avons suivie jusqu'ici devient donc assez difficile ; toutefois, quelques indications fournies par le texte même de Quinte Curce nous permettront d'entrevoir la solution de ce problème, dont les données sont si incertaines.
En deux endroits, — dans la description de l'Hyrcanie^et dans celle de l'Inde ^, — le texte de l'historien latin donne des renseignements pris, comme on l'a vu*^, à Onésicrite. Si Ton tire de ce fait les conséquences que les recherches antérieures permettent d'en tirer, on arrive à cette conclusion : Onésicrite a étudié avec un soin spécial l'Inde et l'Hyrcanie ; Quinte Curce , en décrivant ces deux contrées, s'est servi, plus qu'on ne le croirait, de la relation d'Onésicrite.
L'exactitude de cette conclusion, fort hypothétique à première vue, n'est pas confirmée en ce qui concerne l'Hyrcanie; cela tient sans doute à ce que nous connaissons mal l'ouvrage d'Onésicrite; en revanche, elle l'est, et très fortement, pour l'Inde. En effet, dans son XV*' livre, consacré à ce pays, Strabon cite fréquemment ' Onésicrite et le signale comme l'auteur qui s'est le plus occupé du royaume indien de Musicanus *; d'autre part, Quinte Curce donne, en dehors des passages cités plus haut, des détails tellement conformes ^ aux fragments d'Onésicrite
i. Quinte Curce, X, i, dO. Clitarqiie (Cf. C. Miller, Alex. Rer. Sa-ipt.^ page 83) donne bien le même chifTre, mais il expli(iue autrement que Quinte Curce l'élévation du prix auquel les insulaires en question achetaient leurs chevaux.