Strabon, XV, page
9. Quinte Curce, VIII, ix, 17, sur les éléphants. Cf. Strabon, XV, page
LES SOURCES DE QUINTE CURCE
qu'il n'est guère possible d'hésiter sur leur origine. De ces deux faits il ressort, ainsi que nous le disions, que l'ouvrage d'Onésicrite renfermait des documents assez étendus sur l'Inde, et que ces documents ont été mis à contribution par Quinte Curce. Dans quelle mesure? on ne saurait le dire. Il est cependant incontestable que, si nous avions l'œuvre entière d'Onésicrite, il faudrait aux passages déjà signalés en ajouter d'autres, ne serait-ce que celui où il est question de Critobule de Cos ^ Quel autre , en effet , qu'un citoyen de Cos , comme l'était Onésicrite, aurait relevé avec tant soin et mis si en relief le rôle assez peu important du médecin Critobule^?
La description de l'Inde par Quinte Curce n'est pas faite uniquement d'après les relations de Néarque ou d'Onésicrite, elle contient encore des documents tirés des 'IvSixà de Mégasthène ; il était permis d'ailleurs de le supposer, d'après le rapprochement que nous avions fait entre un fragment de cet éA'ivain et un passage de Quinte Curce '. C'est ainsi que le récit de l'expédition de Bacchus et de celle d'Hercule en Inde *, les détails sur la manière dont les rois indiens rendent la justice ^ et sur la façon dont ils chassent *^, sur les ornements dont les Indiens aiment à se parer "^ et sur la division des philosophes en deux classes, ceux qui habitent la ville ® et ceux qui habitent la campagne ^ doivent être mis au compte de l'ambassadeur du roi Séleucus. Quelques-uns de ces renseignements se trouvent, il est vrai, dans des auteurs antérieurs, mais ils sont donnés par eux
705. — Quinte Curck, VIII, ix, 18, sur certains fleuves qui roulent de l'or. Cf. Strabon, XV, page 726; toutefois Quinte Curce avait peut-être emprunté ce détail à Mégasthène; Cf. Strabon, XV, page 711. — Sur le mariage chez les Cathéens, Quinte Curce, IX, i, 26 ; Strabon, XV, page 699. i. Quinte Curce, IX, v, 25.
2. Arrien, le seul auteur, en dehors de Quinte Curce, qui raconte cette anecdote, ne la cite pas d'après ses sources habituelles, comme l'indique la mention àvéypa'l'av. (Arrien, Anabase, VI, xi, 1.) Il n'y a pas à s'arrêter sur ce fait qu'Arrien substitue le nom de KpiToô-rj^ioi; à celui de Critobulos.