I. Les procédés
I. Quinte Curce n'avance rien que sur des autorités. — II. Ses doutes, sa bonne foi. — III. Sa haine de l'erreur, ses crilicpies contre ses devanciers. — IV. Ses procédés de critique et de composition.
Parler de la critique de Quinte Gurce autrement que pour la nier, c'est, semblera-t-il à la plupart de ceux qui s'occupent de ces questions, entreprendre de soutenir un paradoxe invraisemblable. 11 s'en faut cependant que cette entreprise soit aussi téméraire qu'elle le paraît au premier abord; en tout cas, elle mérite d'être tentée, ne serait-ce que pour être définitivement
jugée.
!.- Quinte Gurce a eu sous les yeux des ouvrages en nombre relativement considérable, c'est ce que nous avons essayé de démontrer; il ne les a pas cités à propos de chaque événement, nous avons aussi tenté de donner les raisons de ce silence *. Mais nous avons aussi constaté que, s'il se taisait volontiers sur les auteurs qu'il suivait habituellement, il ne négligeait pas de signaler ceux qu'il avait consultés à l'occasion d'un événement qui, à tort ou à raison, lui paraissait contestable.
Il est surtout soigneux de donner ces indications à propos des renseignements géographiques qu'il multiplie, et dont, sans doute, il ne veut pas accepter la responsabilité. Au début de son cinquième livre en particulier, il emploie fréquemment des expres-