‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 193 sur 386 · Cf. page 300, sqq · texte numérisé non relu

Cf. page 300, sqq

voulue. Les longs dénombrements qu'il fait de Farmée de Darius * sont à peine coupés par quelques détails sur l'armement de certaines peuplades. Ces dénombrements finissent même par l'ennuyer, et il les interrompt brusquement par ces formules commodes : « Il y avait encore d'autres nations inconnues 2. » — « Après (( eux venaient d'autres peuples que leurs alliés eux-mêmes con- (( naissaient mal \ » D'ailleurs les caractéristiques qu'il donne — quand il en donne — sont parfois aussi peu précises que possible. « Après eux, dit-il, venaient les Indiens et les autres (( peuples voisins de la mer Rouge; ils apportaient leurs noms a plus que leur secours *. » Les Grecs sont pour Quinte Curce « des esprits mobiles ' », et les Égyptiens, « un peuple léger plus « propre à jeter le trouble dans les affaires qu'à les conduire régu- « lièrement^ »Les Bactriens « sont belliqueux, mais sauvages ^). Les Scythes Abiens « sont les plus justes des barbares « ».

Le côté pittoresque de ces peuples, l'élément extérieur qui les distinguait des autres nations, est trop rarement mis en valeur. Quinte Curce ne daigne pas s'arrêter à ces détails; ce n'est pas qu'il les ignore; il s'oublie parfois en effet à les noter; mais c'est tout à fait par exception qu'il nous montrera « les « Bactriens avec leurs barbes hérissées, leurs longs cheveux, et « leur stature colossale ' », ou qu'il s'arrêtera à nous peindre les Mardes. « Alexandre, dit-il, vint ensuite chez les Mardes, (( nation belliqueuse et dont le genre de vie diffère beaucoup « de celui des autres Perses. Ils creusent des cavernes dans les « montagnes et s'y cachent avec leurs femmes et leurs enfants. « Ils vivent de la chair de leurs troupeaux ou de celle des bctes « sauvages. Les femmes, contrairement au naturel de leur sexe, « n'y sont pas moins farouches que les hommes; elles ont les « cheveux hérissés, leur robe ne va qu'au genou et leur front (( est ceint d'une fronde qui leur sert à la fois d'arme et de pa-

Nomina verius quain auxilia. 1) — Le latin

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