‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 194 sur 386 · Cf. Quinte Curcr, III, n, 3, sqq. ; IV, xii, 6, sqq · texte numérisé non relu

Cf. Quinte Curcr, III, n, 3, sqq. ; IV, xii, 6, sqq

est bien plus énergique.

9. Quinte Curce, IV, xiii, 5. — Cf. Quinte Curce, III, n, 7 ; IX, vn, 12.

« rare * « L'esquisse qu'il nous trace des Indiens Ichlhyophages est aussi poussée assez loin. « Ils habitent, dit-il, un immense « pays désert, et ils n'ont aucune relation avec leurs voisms. La « solitude où ils vivent achève de rendre sauvage leur esprit na- « turellement farouche. Ils laissent croître leurs ongles et leurs «cheveux, sans jamais les couper; ils habitent des cabanes « faites de coquillages et de détritus rejetés par la mer. Ils s^ha- « billent de peaux de bêtes sauvages; ils se nourrissent de pois- « sons séchés au soleil et de la chair des grands ammaux marins « que les flots ont poussés sur leurs côtes \ »

Mais Quinte Gurce est trop avare de pareilles esquisses. Il a cependant une palette riche en couleurs variées, il a le sens plastique et lorsque son attention, moins violemment sollicitée par le spectacle de l'être moral, des états de l'âme, des éléments psychologiques, consent à s'arrêter au monde extérieur et sensible, il trace de véritables peintures.

Si indifférent qu'il soit d'ordinaire à l'extérieur de ses personnages, il saura décrire avec art les costumes qui lui paraîtront dignes d'arrêter son attention :

« La parure de Darius elfaçait tout le reste en magnificence : « sa tunique de pourpre était, dans le milieu, relevée par une bro- « derie blanche ; son manteau, où l'or étincelait, était orné de « deux éperviers de même métal, qui semblaient fondre l'un sur «l'autre à coups de bec; enfin de sa ceinture d'or, semblable à « celle d'une femme, pendait un cimeterre dont le fourreau était « tout entier de pierres précieuses. Le diadème des rois s'appelle, « chez les Perses, cidaris : celui de Darius était un bandeau de court leur bleue mêlée de blanc '. »

« Sopithès portait une robe chamarrée d'or et de pourpre, « qui lui descendait jusqu'au bas des jambes; ses sandales d'or «étaient semées de pierreries; une parure de perles entourait «aussi ses poignets et ses bras; de ses oreilles pendaient des dia- « mants d'un éclat et d'une grosseur extraordinaires; son sceptre « d'or était orné de béryls ^ »

Le détail pittoresque et précis ne lui échappe pas. Les envoyés

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