‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 213 sur 386 · QuiHTE ConCE, IV, XVI · texte numérisé non relu

QuiHTE ConCE, IV, XVI

^: i^To'n^'^ E±:rcn7/.ue des historiens anciens de la vie et du

rèqne d^Auguste, Dezobry, Paris, 1844, app. 1' P^f ^^^Vp^^^-tris 1814 .4. Cf. Patin, De l'emploi des harangues chez les historiens. Pans, 1814.

raie; ils veillaient à ce qu'aucun détail ne vînt par un ton trop cru, une teinte trop éclatante, compromettre l'effet de l'ensemble, rompre l'harmonie. Aussi ne se faisaient-ils aucun scrupule de traduire en langage académique les allocutions du genre de celle que Mérimée attribue à Masséna '.

Quinte Curce ne déroge pas aux habitudes adoptées de son temps. Il n'invente pas néanmoins de toutes pièces les nombreux discours qu'il a introduits dans son histoire. Il les compose d'après une méthode qu'il nous est permis de deviner. « Le « roi —dit-il — manda Cratère, et, après une conversation dont « on Ignore le sujet, il se retira dans la partie la plus reculée de « son logement \ » Ainsi, il travaille sur un canevas qui lui a ete fourni parles ouvrages dont il use d'ordinaire; sur ce canevas, il brode des dessins plus ou moins variés, plus ou moins ingénieux; il ne s'écarte jamais du thème primitif. Parfois il pousse sa prétention jusqu'à soutenir qu'il nous a transmis, dans sa purelc, le texte original. « L'histoire — dira-t-il — a conservé «jusqu'à nous le discours que les Scythes tinrent à Alexandre « On trouvera peut-être leur éloquence bien étrangère à nos « mœurs, à nos esprits plus civilisés; mais, si leur discours mérite « le dédain, il n'en est pas de même de notre sincérité; nous ne « changerons rien au texte traditionnel \ » Il ne faut pas trop l'en croire sur parole, - Tacite aussi, qui se piquait d'exactitude a singulièrement transformé les discours auxquels il assurait n'avoir rien changé*, - mais en somme il faut lui accorder qu^il s'est borné à développer les thèmes de ses prédécesseurs Pour n'alléguer que deux preuves, le discours d'Hermolaùs est dans son ensemble, confirmé par Arrien ^ et celui de Cratère est de tous points conforme à une donnée de Néarque K

pa!^e^29L''"''''' ^'"^^'''' '^'' '^"'''' "^^ Stendhal, citée par H. ïaine, Op. l., 2. QuiME Curce, VI, xi, 12 : . Rex. Cratero accersito, et sermonc habito o. (JuiNTE Curce, VII, viii. II.

xi'ltTlfrf'' ^^' f ' f ' ,^^' ^ ' ^^^' ^^- - Cf- ^"«-t^^t Tacte, Annales,

f ' i". ' ^^ ^^^ fragments du discours de Claude trouvés à Lvon en 1524-

c édition Orelli-Baiter. t. I, pages 3H-343. Tacite est foin d'avoi é é

auss. exact que l'a été Thucydide en reproduisant un traité conclu entre

les Argiens et les Athéniens; cf. 8. Relnach, Traité d'épigraphie,L l

S.QULNTE Curce, VIII, vn; Arr.e.n, Anabase, IV, xiv, 2 ^ '

6. QULME Curce, IX, vi, 3 ; Arrien, Anabase, VI, xiii, 4. - Cf. en général

028 CARACTÈRES DU TALKNT DE QlINTE CUDCE

^ Les discours que Quinlo Curcc prèle à ses personnages ne sont pas des hors-d'œuvre, le fond en est d'une exacUtude h sri sumsanle; comment rorateur, a>.i se ^^^^^J^^ historien, a-t-il su tirer parti des malcr.au. qu d asa.t sous la main des situations qui lui étaient fournies. T'i c": "'il s'était imposée de faire parler d- Pe-n-Ssi dilTérents, dans des circonstances si diverses, n ela.t pas faule à mener à bien. Les modèles vivants manquaient; le forum ne ret^nî aa plus de ces procès gigantesques dans lesque^ un ricron accusait un Verres ou un Catilina; le barreau Im-mcme étai délai "c l-éloqucnce était pacifiée comme tout le resl ; i no aU P us sortir de ces salles de déclamation qm som- Waient a contenir tout entière et hors desquelles un Porcius Sro malgré son talent, restait immobile et muet '. L orale n avant plus de causes véritables à traiter séneusemen deya na}ani piub " ^ victoire ou à ?^a défaite, visait

-s:r:ur;'r^ï::^^airebaiimm.à^

Le sui n'étant plus qiVun prétexte pour lui, il s'attachait de pre- S à flatter\e g'ùt de son public, . ^'«';-- Jab fe^ vaincre les difficultés, à trouver des expression, heuieu>e,, de. m " miLuxN des pensées ingénieuses, de ces o-u «s sen en denses graves ' ou mignardes, de ces pointes je ees a la fin d un dSppement. comme la fièche du Parthe . e - -ev-ies auxquelL se pâmaient ses contemporains ^^^f^f -j;;^^^'^;^^ Quinte Curée ne pouvait guère se soustraire a 1 innucnce ,i pu..

velsinto Bokhara, Op. /., t. H, page -ii. -i^ ^

\^0i^isnLils7 de Imlitutione oratoria, X v, 18. 2. QuiNTiLiEN, de Instilutione oraturia, IV. n, 1-- 3 Qlintilien, de Institutionc oratomu IV, m, -• 4*. QuiXTiLiEN, de Instilutione oratona, \:^W ^6, O^^^^TlUV•^, de Instilutione or(doria,M\\,^,à'^'

6. QUINTILIEN, de InstUutione oratona, I viu, 9; VIII, iv, -9, ^, -..

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