‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 220 sur 386 · Quintilien, de Institutione oratorio, X, i · texte numérisé non relu

Quintilien, de Institutione oratorio, X, i

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de l'auteur qui les souffle. C'est à Quinte Gurce qu'appartiennent cette réflexion philosophique qui termine l'allocution de Gharidcme S ces maximes qui coupent le discours d'Alexandre à ses soldats hésitants ^ celui de Nabarzane ^ celui de Cratère''; c'est à lui encore qu'il faut attribuer certaines subtilités d'expression ou de sentiment ^ la recherche du terme rare, les alliances de mots inattendues <î, les mouvements ironiques si fréquents dans les discours', les pointes qui les terminent % les péroraisons sentencieuses ^, les réflexions d'une banalité désespérante '^ C'est à lui enfin que revient le douteux honneur d'avoir semé à pleines mains l'hyperbole *^ et l'antithèse ^^ les traits d'esprit qui manquent d'à propos et de goût '^

Cette recherche continuelle de l'efTet, ce souci de la forme, cette ingéniosité constamment en éveil, ces petits bonheurs d'expression qui nous font à chaque instant nous écrier :

Ah! qu'en termes galants ces choses-là sont dites,

cet amour de tout ce qui est neuf, imprévu, surprenant, a singulièrement nui à Quinte Curce. Sa réputation d'historien, d'écrivain en a souffert; on pourrait presque dire qu'elle en a été diffamée. La critique, choquée de ces faiblesses inévitables à cette

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