‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 258 sur 386 · Quintilien, de Institutione oratoria, 1, v · texte numérisé non relu

Quintilien, de Institutione oratoria, 1, v

7. Cf. S. DossoN, Op. /., pages 413, 414. Nous ne parlons pas des hellé-

La syntaxe a subi parallèlement des modifications analogues *.

Certains emplois de mots, assez rares au siècle précédent, ont pris une extension particulière ; le singulier des substantifs concrets dans un sens collectif est devenu plus fréquent; plus fréquent aussi a été l'emploi du pluriel de ces mêmes substantifs pour remplacer le singulier ^ Les abstraits, dont la proportion s'est accrue, sont souvent dotés d'un pluriel qui leur avait manqué jusque-là^. Ce dernier trait est curieux à noter,* car il permet de constater une certaine analogie entre l'évolution qui s'accomplissait alors et celle que trahit la langue de plusieurs écrivains contemporains *.

Des adjectifs usurpent, dans Touvrage de Quinte Curce, une fonction qui ne leur avait pas encore appartenu; ils se transforment en véritables substantifs, se construisant à tous les cas, régissant eux-mêmes un substantif^; ils se substituent à des adverbes, se reliant par l'accord soit avec le sujet, soit avec le régime ®.

Les participes entrent dans nombre de constructions qui sont rares chez les prosateurs classiques, ou même qui ne s'y rencontrent pas ''.

Les cas, le datif surtout, se construisent avec plus de liberté que ne le comportait la syntaxe des classiques * ; les prépositions expriment des rapports nouveaux ^.

nismes qui auraient pu se glisser dans la syntaxe; il n'est pas démontré qu'une syntaxe ait sur une autre une influence quelconque.

1. Cf. S. DossoN, Op. L, page 421. — Quintilien (<ie Institutione oratoria^ IX, lu, 1) constate que la syntaxe s'est modifiée de son temps.

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