‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 261 sur 386 · I. Le style · texte numérisé non relu

I. Le style

I. Les mots. Les images, les procédés oratoires et descriptifs, emploi des termes généraux, les réminiscences poétiques. — II. La phrase. Le rythme des vers et celui de la prose; conslruclion de la période; répétition des mêmes effets.

Les traits qui caractérisent la langue et le style d'un écrivain ne sont pas nécessairement de tous points identiques. En etTet,si la langue peut, dans une certaine mesure, être modifiée par celui qui la parle, elle ne saurait l'être que conformément aux lois de son évolution logique, conformément au génie du peuple dont elle traduit les idées. Le style appartient davantage à l'écrivain ; c'est, comme Bufibn Ta dit après Platon ^ et Sénèque ^

lions qu'eux, il l'a fait inconsciemment dans les mêmes termes. Une comparaison rapide de certains passages de VHistoire d'Alexaîidre convaincra facilement de l'exactitude de celle assertion. Il faut toutefois remarquer que Ouinte Curce, tout en empruntant à Tite-Live une idée, un mouvemeut^oratoire, reste toujours original: voici un exemple curieux d'imitation libre qui, s'il n'est pas très heureux, est au moins très caractéristique : Tite-Live (IX, xviii, 8) avait dit d'Alexandre : quantalibel magniludo hominis concipiatur animo, unius tamen ea magnitudo homitiis est; Quinte Curce (IV, xiv, 18) dira : quanluscumque ignavis et timidis videri potest, unum animal est. Pour les rapprochements enlre Tite-Live et Quinte Curce, cf. supra, pages 229, 230, 231, 230, 2i0; Plnlohgus, t. XXXI, pages 342, sqq., 551, sqq.; cf. encore Tite-Live, XXI, 58, et Quinte Curce, VIII, iv, 2, sqq. - TiTE-LivE, XXI, 45, et Quinte Curce, V, v, 22. - Tite-Live, XL, 14, lo, et Quinte Curce, VI, x, 12. — Tite-Live, XXVI, 30, et Quinte Curce, V, vm, etc. Enfin la division même de la vie d'Alexandre en deux périodes (cf. page 255) a peut-être été inspirée à Quinte Curce par un mot de Tite-Live (IX, xvui, 1 :Et loquimur de Alexandro nondum merso secundis rébus).

1. Th. Vogel {Op. L. t. I, page 13) constate fort justement que Pomponlus Mêla, Sénèque, les deux Pline, Quintilien sont moins classiques que Dotre auteur.

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