C. Konogen, 1884, paf;e 10, nM. . . . n... r • , v
5 On a souvent affirmé (lue Qiiinlc Curée avait imite Tite-Live, et 1 avait imité de très près; celte opinion a été soutenue par Rader JJP- /■' 1)' m, 6), par Snalveutiurg {Op. /., Proleuo7>v'nrs, cli. ii), par Gunzr [Op f.. préface, page l, sqq.), par Niebnlir {KHne Schriffm, Op. /., pages .18 319 321\ par Baum.^tark [Op. /., Notitia lit., pag.- xuv), par tuncK {Dr kciione auctonim classicorum, LemgoviiP, 1730, pages 34, 4G, s(iq.), par Lemaire {Op. /., t. IH, page 322. sqq.), par Kœhlcr (C>«« ;'«''««^/- ^;^7 annalibus usi sint historici..., Gôttingue. 1860, pages 5, 82, sqq.), V^^ J; Muetzell {Op. L. préface, page xxxvi), par Th. Vogel Op. /., t I page b. note 1), par Raven et Ileilland {Op. /.. introducl.on, page 13,, etr L. Kr^h {Curtius als Schullckturr. Insterbnrg, 1870, 1871, pages 4 et .> de la ireparlie^, seul de son avis, ou à peu près, croit qn on a exagère 1 influence exercée par Tite-Live sur Quinte Curce, et (pie, d autre I^^rl,^/'>toire d'Alexandre est an moins aussi classique que l œuvre de Tite-L.ve. M. Krah a-t-il raison? Certes Tite-Live a exercé sur Quinte Curce uninfluence considérable, il la peut-ctre même exercée directement et personnellement ; la date de la mort de Tite-Live (17 ap. J.-C.) et la da e de la composition de VHistoire d'A/e.randre (cf. page 4.) ne «opposent pas à celte livpothè?e, qui devient vraisemblable, si l'on songe que ^'te-Live a pu avoir des disciples, comme Tacite en a eu (Plinf, LeUvrs. IV xiii, Oj: n'en a-l-il pas eu d'ailleurs en la personne de Claude ,S, ktonf., (laude, 41 ? Mais, de quel.iue façon q.i'elle se soit exercée, celle influence n a pas ele celle que feraient supposer les termes dont se servent la plupart des criliaues Quinte Curce n'a pas été un copiste servile de Tile-Live, il na pas voulu par un fastidieux travail de marqueterie, s'applicpier a reunir les expressions, les tournures de son prédécesseur pour en revêtir ses propres idées; il a lu souvent l'histoire de Tite-Live, comme il a lu celle de Salluste (Cf. Philohr,us, XXXI, page 7:i6, sqcp), et, par un phénomène ces plus natuP'ls, en s'assimilant leurs idées, il s'est assimile leur style; il a voulu exprimer les mômes idées, les mêmes sentiments, les mêmes sensa-
antérieure *. La langue qu'il parle porte les traces de l'évolution qui s'accomplissait autour de lui, mais elle garde, quoique un peu efl'acés, les caractères de la langue des prosateurs classiques. Elle dilTère en plus d'un point de la langue de Cicéron ; elle ne lui est pas tout à fait étrangère; entre elles deux, on le sent, le dernier lien de parenté n'a pas été rompu.