‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 282 sur 386 · Cf. H. Taine, Tite-Livey Op. /., page 306, sqq · texte numérisé non relu

Cf. H. Taine, Tite-Livey Op. /., page 306, sqq

9. Quinte Curce, III, xi, 12; IV, iv, 5; V, xiii, 22; incredibile dicta, IV, TU, 16; V, XIII, 22; VIII, ii, 36; X, v, 3.

10. Quinte Curce, V, x, 6. Cf. Vogel, Op. /., 3» éd., t. I, page 54.

un autre ^ avec une liberté que seule l'improvisation pourrait excuser. 11 prodigue, jusqu'à l'excès, les parenthèses % moyen commode dont Gicéron ^ et Tite-Live avaient su tirer parti avec plus de mesure.

Enfin, la période, comme l'expression, est trop souvent monotone; Quinte Curce semble, trop souvent, avoir coulé ses phrases dans le même moule *; il reproduit même des phrases ou des membres de phrases avec des modifications insignifiantes ^; ailleurs, il ne se répète plus, il s'imite. Pour bien faire sentir le procédé, il est ici indispensable de rapprocher les textes : « multa cedro ledificata erat regia, quœ^ celeriter igné « concepto, laie fudit incendium ^ » dit Quinte Curce en parlant de l'incendie de Persépolis ; à propos d'un autre incendie, il dira : « vetusla cedro erant fada concepiumque ignem late fudere \ »

Cette monotonie de la période est due, comme la monotonie de l'expression, à une habitude oratoire, à la manière de construire le paragraphe.

En effet, si Quinte Curce a des procédés pour construire la phrase, il en a aussi pour construire le paragraphe. Le plus fréquent consiste à terminer un long développement soit par une phrase courte, sèche, qui résume, entre dans l'esprit et y reste profondément attachée », soit par un trait brillant qui réveille Taltention du lecteur ^. Mais pendant que l'écrivain songe à trouver, à formuler cette phrase ou ce trait,

2. Quinte Curce, VI, vu, 17; VIII, i, 4; xiv, 1; IV, vi, 28, xh, 18. Cf. Th. Vogel, Op. L, 3^ éd., t. I, page 52.

3. Cf. A. RoscHATT, Uebei' den Geôrauch der Parenthesen in Ciceros Reden..., Erlangen, 1^83, page 20, sqq.

4. Quinte Curce, IV, vi, 14; VII, ii, 20; VIII, x, 10; — exordes identiques : IV, XIII, 22; VIII, v, 17; IX, vi, 6, crcdisne; IX, ii, 16, creditisne; — formules semblables : crederes, IV, x, 23; VI, n, 16; VII, iv, 37; v, 34; VIII, IV, 12; IX, IV, 14; ix, 16; X, ii, 18, v, 21; quis credat, VIII, ix, 31; quis crederet, X, m, 1.

5. Cf. Quinte Curce, IV, vu, 14, et IV, xvi, 12; - IV, is, 11, et IV, m, 20; -III, II, 13, et III, m, 26; -III, XI, 19, et IV, i, 2; - III, xi, 2i, et IV, x, 21.

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