‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 281 sur 386 · Quinte Curce, Vlll, xiv, 1, 27; IX, vi · texte numérisé non relu

Quinte Curce, Vlll, xiv, 1, 27; IX, vi

9. Quinte Curce, raplo vivere, IV, vi, 3. — Virgile, Enc'ide, VI, 3, vivere rapto.

10. Quinte Curce, III, iv, 7 : Asperi très aditus et perangusti sunt. — Cf. J. Muetzell, éd. de Quinte Curce, Op. /., page 58.

11. Quinte Curce, Vlll, xui, 2, et J. Muetzell, Op. L, page 795.

12. Quinte Curce : frustra pacc, IV, xi, 1 ; gradus subinde quis insistèrent, VII, XI. 15. — Cf. J. Muetzell, Op. L, pages 242, 307, 714.

Les propositions relatives, attributives, causales *, autrefois intercalées dans le corps de la phrase, en sont détachées et sont rejetées à la fin. Dans certains cas, cette disposition semble avoir été adoptée en vue d'un efi'et à produire, le plus souvent elle n'est que la marque de l'efTort tenté par l'auteur pour écrire autrement que ses prédécesseurs ; parfois même elle n'est qu'une preuve d'inhabileté; en effet, on ne sait déjà plus, au i^' siècle de l'époque impériale, manier cette période cicéronienne, si ample, si large, si harmonieuse, si artistement construite.

La phrase est courte le plus souvent, la période hachée *; c'est la marque de l'époque, et c'est le défaut le plus vivement reproché à Sénèque par Quintilien ^; elle n'est pas toujours harmonieuse * et se termine parfois sur une cacophonie ^.

La forme qu'elle affecte trahit les habitudes de l'écrivain.

C'est par exemple un procédé de peintre, un moyen de faire circuler l'air dans le tableau que cette suppression si fréquente de toute conjonction : « Parmenio, peritlsslmus inter duces ar- « tium belli, furto, non prœlio opus esse censebat : intempesta « nocle oppriml posse hostes : discordes moribus, h'nguis, ad hoc « somno et improviso periculo territos, quando in nocturna tre- « pidatione coituros ^? »

L'accumulation des conjonctions ' pour insister davantage sur l'idée, pour mettre chaque mot en relief, est au contraire une habitude d'orateur ; ce n'est pas la seule.

Quinte Curce, comme Tite-Live ^ et pour la môme raison, use fréquemment des tournures exclamatives ^; comme Quintilien, il fait un usage immodéré de l'anacoluthe *^; il passe d'un sujet à

1. Surtout les ablatifs absolus : Quinte Curce, finito belio, III, i, 9. — Cf. J. MuETZELL, Op. /., page 14. Sur toute cette question, cf. Th. Vogel, Op. /., 3e éd., t. I, page 52, sqq.

3. Quintilien, de InstUutione oratoria^ X, i, 130. • 4. Quinte Curce, et ob idj IV, xvi, 7, 23.

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