Josèphe, Antiquitates judaicœy XIX, i
4. Josèphe, Belluin Judaicum, II, xi, 4. Il emploie une expression analogue en parlant de l'invasion du théâtre par les soldats. Cf. Antiquitates judaic.r, XIX, I, 17.
5. Josèphe, Antiquitates judaicœ, XIX, iv, 3 : 'Eyerovet o'av '~^6^o;^ ov tivoç eXâoTfftdv, eTii/wprjôévTwv twv èutO'jfxojvTwv xf,; Yiyejiovîaç toîte àvTtTCxÇao-ftai TÔi KXauôi'o).
6. Quinte Curce, X, ix, 3 : « quantam tempeslatem subita serenitate discussit. »
7. Suétone, Claude, 4. — Dion Cassius, LX, 2, dit qu'il avait été consul une fois; il faut peut-être comprendre que Claude avait reçu une fois les ornements consulaires.
PROBLEMES BIOGRAPfllQUES
misération *, sa mère le traitait de sot ^ Tibère le tenait à l'écart et le raillait % Caligula l'avait un jour fait jeter dans le Rhin *, et il n'était pas un courtisan dont il ne fût quotidiennement le jouet ^. Pour qu'il devînt empereur, il fallait un coup du hasard et le caprice du prétorien Gratus.
La révolution qui tira Claude de derrière la tapiscerie où il se cachait pour le mettre sur le trône n'eut qu'une durée très limitée. Elle fut aussi courte qu'inattendue. Le 24 janvier 41, à une heure de l'après-midi, Caligula tombait sous le poignard des conjurés, et, le lendemain, le calme était rentré dans Rome, l'émotion était apaisée, Claude élait empereur.
Claude était empereur, et son élévation au trône était, contre toute attente, accueilhe avec joie. Elle mettait un terme à des angoisses d'un nouveau genre, et faisait espérer que ces angoisses ne se renouvelleraient plus. Après la mort de Caligula, les Romains, déshabitués de la hberté, n'avaient pu rétablir l'antique forme de gouvernement, ils avaient même failli ne pas trouver de maître. Ce n'est pas un vain mot, il n'y avait point de prétendant, point de fils légitime, point de fils adoptif, on peut même dire qu'il n'y avait plus d'homme naturellement désigné par son mérite pour prendre le pouvoir. Tibère et Caligula avaient fait en conscience leur besogne de niveleurs. Gratus, il est vrai, avait découvert Claude, mais pouvait-on se flatter de trouver toujours un homme de détermination aussi prompte que Gratus, et que deviendraient les Romains sans empereur? Claude était au pouvoir, heureusement, et — on pouvait du moins Tespérer — sa succession ne tomberait pas en déshérence. Claude s'était marié plusieurs fois avant sa prise de possession du pouvoir. De ces diverses unions il eut cinq enfants; Drusus et Claudia, nés d'Urgulanilla, étaient morts avant l'année 41 ; mais Antonia, fille d'^Elia Petina, Octavia, fille de Messahne, vivaient encore, et Germanicus, plus connu sous le nom de Britannicus, naissait vingt jours après la fameuse journée du 25 janvier. C'était, on en conviendra, une famille assez nom-