Philologus, t. XXXII, page
4. MONTFAUCON {Bib. bib. mss., 1799, Paris, Briasson, page 29) mentionne sans autre indication trois manuscrits de Quinte Curce faisant partie de la Bibliothèque de
APPENDICES
Vatican; m-4« de 88 feuillets, écrit sur deux colonnes à 36 lignes l'une. Ecriture française du xn^ siècle.
Ce manuscrit n'a pas de titre, il porte l'inscription suivante qui est d'une époque postérieure : Cont. infra iiistoriarum Macedonici
ALEXANDRI MAGM QuINTI CuRTI RUFl LIB. m, USQUE AD DECIMUM. » Puis
suit une ligne effacée. Initiales coloriées.
Ce manuscrit offre les indications numériques ordinaires; la lacune constante entre les livres V et VI est indiquée. La moitié inférieure des feuillets 70 et 81 a été coupée. Au bas des feuillets 8o recto et 87 verso, on voit des caricatures grossières de guerriers à cheval, qui semblent l'œuvre d'écoliers.
1 a souscription finale est ainsi rédigée : Q. Clrti Rlifi historiarum
MaCEDONIS liber X EXPLICIT FELICITER. AmEN. OrTUS VITA ET OBITUS AlEXANDRI MAGNl REGIS.
Puis viennent les 12 vers suivants :
Armipoteiitis Alexandri hic conscripla lenenlur Ortus et occasua, nec uon et prœlia sœva Fer mare, per terras qua» quondam gesserat ipsc, Ipsc manu valida, (iiue nulli parce.re novit, Omnia quin potius igni ferrocpie percmit, Ac pœne per totum bellorum incendia mundum Miï^cuit atque omnes excelsas subruit urbes, Qui mare, qui terras qui(iue aéra terruit ipsum Classibus et promplis jaculis pariterque sagitlis. Vis quoque ferri houiinumve potentia nunquam Vincere prœvaluit, vino pariterque veneno Victus et extinctus Herebi penelraha scandit.
Ce manuscrit, qui fait partie du fonds de la reine de Suède (no 287), a été très probablement collationné avec le manuscrit de Pans (oTlbj ; c'est ce que fait supposer, outre certaines ressemblances, une note mari?inale du feuillet 82 verso où l'on peut lire : Et fuit Pansus annodomini MCCCCXVIU (?) mmse janii. M. Kinch s'est efforce d assimiler ce manuscrit avec celui dont Bongars avait noté les leÇons en marge de l'édition d'Aide et qui sont indiquées dans 1 édition de Freinsheim par les signes B', b ». , • . i n-viv
* Codex Vaticanus 2 1 809. Manuscrit en parchemin de la Bibliothèque du Vatican, in-4o de 211 feuillets à 2 colonnes de 37 lignes l'une. Ecriture française du xii^ siècle. Initiales coloriées. Ce manuscrit comprend des fragments divers. 1- Feuil. 1 recto, 4'° col. Quinti
CURCn RUFI HYSTORIARUM AlEXANDRI MAGNl MaCEDONIS LIBER PRIMUS HIC EX TOTO DEEST. ExTREMA PARS LIBRI SECU.NDI. BcfunCiO itiiqUC PhljlippO
feuil. 4 verso, 2« col. Explicit liber secundus. Tercium et rkliquos
la reine de Suède sous les n- 281, 282, 283; pour ce dernier, il ajoute Quinti Curtii historia cum suppîemento. Item notitia provinaarumGalbx.
1. Cf. Ç. F. Kinch, Quxstiones Curtianx criticx, Op. L, page lUO. sqq.
2 Cf. Bévue ci-itique, 26 juillet 1880, page 75, un arUcle intéressant de A. Thomas.
APPENDICES
qui sequuntur quere inferius post HYSTORiAM Frecllfi. — 2<5 Feuil. 5. Historia Freculphi. — 3*^ Feuil. 90. Ex libro Julii Africani qui primus
latinorum post x adventum scripsit de temportbus atque œtatibus sœculi. Viennent ensuite des extraits divers, puis des vers de Fortunat. — 40 Feuil. 103 recto, 2e col. Quinti Curcie Rufi historiarum Alexandri
MAGNl MaCEDONIS INCIPIT LIBER TERCIUS FELICITER. La SOUSCriptioU, fcuil.
177 verso, l'"e col., est ainsi conçue : Quinti Curcii Rufi historiarum Alexandri magni iMacedonis liber uecimus explicit féliciter. — B*' Feuil. 177 verso, 2 col. Incipit ortus ejusdem Alexandri et quommodo occidit nectankbum et Philyppum patrem suum. — 6'' Feuil. 187. Lettre d'Alexandre à Aristote. — 7» Feuil. 190. Lettre d'Alexandre à Dindyme. — 8° Feuil. 20'.) et 210. Excerpta ex gestis Alexandri.
Les fragments 1 et 8 ne sont pas de Quinte Curce. Le fond est le récit de Justin allongé à l'aide d'emprunts faits aux auteurs les plus divers. Le fragment 4 contient le texte traditionnel, mais présentant une interpolation destinée à combler la longue lacune qui commence après trucidarctj feuil. 172, X, iv, 3. Seulement ce supplément n'est pas à sa place, le premier scribe ne s'était pas aperçu de la lacune entre trucidaret et intucntibus ; aussi le correcteur a-t-il entre ces mots mis une ■\- et en marge cette note : « hic aliquantulum deest antc ca que apposita sunt in scedula. » Cette interpolation est, comme les fragments 1 et 8, d'une main un peu postérieure; elle est faite d'après le même procédé que ces fragments. Ces fragments semblent avoir été fabriqués en vue d'un supplément de Quinte Curce ou plutôt, suivant M. Thomas *, avoir appartenu à une histoire complète d'Alexandre faite surtout à l'aide de Justin, de Valère Maxime, de Quinte Curce et des parties les moins fabuleuses de l'abrégé de Julius Valérius. Ce supplément est la source de la plus grande partie du supplément français mis par Vasquez de Lucènes en tête de sa traduction de Quinte Curce. Vasquez de Lucènes a traduit presque en entier le fragment 1 et l'interpolation du fragment A.
Ce manuscrit avait déjà été décrit sommairement par Arevalo 2.
Codex OxoniensiSf c.c.c. lxxxii. Manuscrit en parchemin ^, conservé dans la Bibliothèque du Collegium Christi Corporis à Oxford. C'est un in-folio de 186 feuillets à 2 colonnes de 48 hgnes l'une; l'écriture est de la deuxième moitié du xii° siècle; les initiales sont alternativement rouges et bleues; beaucoup de corrections ou grattages, rubriques en certains endroits du texte de Quinte Curce; des sommaires en manchettes ont été mis par une main contemporaine. Reliure du XV® siècle à fers.
Au bas du le^ feuillet on lit l'inscription suivante : orale pro aie