‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 351 sur 386 · Isidore de Séville, JRegula monastica · texte numérisé non relu

Isidore de Séville, JRegula monastica

Trt/;i.u^'''°''°J"''; 'ÏÏ''*'" ^'^^'^ ''^^^ ^' ^'"^^ "^' "^'^^^ ^«'o ^«^ '^colo V al XV,. Xïad. deli avv. Renat. Manzato, Venezia, Antonelli, 1872, t. III, page 602.

APPENDICES

caractères les œuvres antiques, le goût toutefois ne s'était pas encore affiné, et l'on s'intéressait moins à la forme qu'au fond même d'un ouvrage. Les annales et les chroniques qui se multiplient alors sont d'une sécheresse fatigante S et les abrégés sont plus que jamais en honneur. Aussi Alcuin 2 ne semble pas soupçonner l'existence d'un auteur du nom de Quinte Curce; l'annahste Saxon 3, Hraban Maur * laissent de côté VHistoire d'Alexandre, mais le savant Loup de Ferrières en a des copies entre les mains et en envoie à Rome &, Éghinard l'imite souvent de très près ^.

Cette influence n'a rien d'étonnant; au ix'^ siècle, il y avait encore des trésors littéraires dont, par malheur, nous ne possédons qu'une bien faible portion. L'abbaye de Saint-Riquier se glorifiait de posséder 265 manuscrits, Loup de Ferrières, en 8oo, priait Benoît III de lui prêter, pour les copier, le de Oratore, Quintilien, le commentaire de Donat sur Térence ■^. Quinte Curce devait avoir sa place dans les bibliothèques; on a vu qu'il ne manquait pas à celle de Loup de Ferrières; il faisait aussi partie de la Bibliothèque du monastère de Saint- Gall 8^ une indication du catalogue permet de le supposer; — il existait aussi dans d'autres bibliothèques, les manuscrits de Florence et de Paris en font foi ^ ; même, s'il faut en croire un renseignement fourni par le manuscrit de Paris et une conjecture ingénieuse de M. Delisle, Quinte Curce aurait déjà fait partie des livres de chevet d'un homme de guerre, de Conrad, comte d'Auxerre *®.

Il avait enfin sa place dans les écoles. Les discours extraits de son histoire étaient compris dans ces conciones dont l'origine remonte au règne de Domitien ^* et dont le ixc siècle nous offre deux spécimens intéressants, les fragments de Rheinau et d'Einsiedeln *2.

Au x*' siècle, Quinte Curce semble subir une de ces éclipses dont

1. Ampère, Histoire littéraire de la France avant le xii» siècle, Paris, Hachette, 1839-18i0, t. II, p. 10, 11.

2. Alcuin ne mentionne pas Quinte Curce dans son poème de Pontificibus et Sanctis EcclesïX Eboracensis, où il donne une longue liste d'auteurs anciens.

3. G. Pertz, Monumenta Germaniae historica , Hanovre, 1820-80, t. VI, page 587 :

on ne sait pas très bien à quelle époque précise vécut ce personnage. — Les renseignements que nous donnons sur les auteurs romans de la légende d'Alexandre sont, pour la. plupart, tirés d'un ouvrage de M. P. Meyer, ouvrage qui n'a pas paru au moment où nous écrivons. M. P. Meyer, avec une obligeance dont nous ne saurions trop le remercier, a bien voulu nous communiquer les épreuves de son livre que la librairie Vieweg doit publier sous le titre d'Histoire de la légende d'Alexandre dans les pays romans.

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