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8. Mo.sTFA.coN, D,ariu,n Op. L. page 85 : Hi,,oria Àle^anM \^g„i UM XV
Quinte Curce, III, v, 9, inter haec libe nus meare spiritus cœperat.
ni, xr, 9, circa currum Darii jacebanl nobilissimi duces.
III, vni, 22, dis praesidibus loci.
£^^ir^=e:^i-^|g-di^-s.--
VIII, I, 1, eum propter vagum hoslem spargendaî manus cssent.
yn, V, 41, adeo certo ictu deslinata fenebat, etc.
Saxo, VIII, page lil, I. 36, spirilusquo liberius meare cœperat.
VII, page 1 i7, 1. 4, jacebant circa currum régis innumera exstinctorum corpora.
VIII, page 161, i. 9, a divis loci prœsidibug.
IX, page 178, 1. 44, adeo difficile praj-
V, page Si, I. 42, regum deinde manum * spargere horlatur.
X, page 191, 1. 10, adeo certo ictu desti- I nata feriebat.
APPENDICES
Au xiie siècle, la renaissance des lettres, commencée sous Charlemagne, interrompue au xc siècle, reprise au xi^, atteintson plus haut période.
La connaissance de l'antiquité n'était alors cependant ni bien profonde, ni également répandue; on sait qu'un grammairien de cette époque, Pierre Élie », traduisait militia par caserne et croyait retrouver deux mots dans le quianam de Virgile. Cependant le latin était écrit assez purement ^; alors de nouvelles écoles s'élevaient partout, les anciennes reflorissaient et des copistes nombreux recueillaient sans relâche tous les ouvrages de l'antiquité ^.
Dans ces écoles, au contact des chefs-d'œuvre antiques, l'esprit s'était aiguisé, affmé; on s'intéressait moins à ces récits fabuleux écrits en style plus ou moins barbare; on prenait du goût aux réflexions morales habilement enchâssées dans le cours d'un récit; on se souciait non seulement du fait brutal, mais encore de la forme sous laquelle il était exprimé. Au xn° siècle se manifeste un goût tout nouveau pour ce que l'on pourrait appeler la morale laïque.
Le souvenir d'Alexandre hantait à cette époque toutes les imaginations; il inspire des romans^ et des œuvres à prétentions historiques "; il fournit des motifs aux artistes qui décorent les églises gothiques ® ou les palais royaux '^.
L'ouvrage de Quinte Curce redevenait de nouveau populaire. Il était copié ^, il était même complété à l'aide d'un supplément assez curieux, en fort bon latin ^; il avait sa place dans les écoles, un manuscrit du Vatican *° ne permet guère d'en douter, et il reparaissait sous forme de narrationcs dans le manuscrit de Douai »*, enfin il était cité par les savants. Jean de Salisbury engage à lire les historiens anciens au point de vue de l'enseignement moral »2, et il n'oublie pas
1. Sur les erreurs des écrivains du moyen âge, cf. A. Graff, Roma nella memoria..*t Op. L, t. II, page 178.