‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 361 sur 386 · Gervinus, Op. /., t. I, pages 271-272. - Eussneb, Loc. L · texte numérisé non relu

Gervinus, Op. /., t. I, pages 271-272. - Eussneb, Loc. L

laissent même supposer qu'il n'a pas autant ignoré l'ouvrage de l'historien latin qu'on l'a cru longtemps K

Au xiii° siècle. Quinte Curce ne fut guère plus connu; à tous ses rivaux dans la faveur des romanciers et des écoliers, Gautier de Châtillon s'était ajouté et la copie faisait oublier le modèle. Dès la fin du xii<= siècle, VAlexandreis avait eu un énorme succès. Alain de Lille faisait à Gautier l'honneur de le critiquer 2; Menkon 3, un commentateur d'Ovide * le citaient, et un poète latin dont le nom est inconnu le mettait sur le môme pied qu'Homère et Lucain ^. VAleximdreis avait pris place dans les écoles; ce fait ressort de la simple inspection des manuscrits de notre Bibliothèque nationale, tous surchargés de gloses marginales et de synonymes iiiterlinéaires C; il est de plus confirmé pour le xni« siècle par le témoignage de Henri de Gand "^j pour le xivc par un curieux témoignage d'un statut de l'université de Toulouse ^ et pour le xv^ par Thomas Rodburn ^.

VAlexandreis eut à son tour aussi l'honneur de servir de modèle aux poètes qui chantaient en langue vulgaire les exploits d'Alexandre. Le départ des ouvrages dont ces poètes se sont inspirés n'est pas encore fait avec une précision absolue, et nous ne pouvions songer à entreprendre de le faire ici; les résultats obtenus jusqu'à ce jour permettront toutefois d'émettre sur ce sujet une opinion suffisamment autorisée. Le Flamand J. de Maerlant '<>, l'Islandais Brandur Johnssen 1', TAllemand Ulrich d'Eschenbach ^* et l'Espagnol Segura ^-^ suivent de plus ou moins près le poème de Gautier.

1. Cf. H, Christensen, Bcitrdgc zur Alexandcrsage. Hamburg, Meissner, 1883. Cf. Zeitschr. fur deutsche PhiloL, t. X, page 11.

2. (Alauus de Insulis) dans son Anticlaudien (I, 5) : Cf. Hist. litt. de la Fraiice, t. XVI, page 408.

Maevius in cœlos audens os ponere mutum. Gesta ducis macedum, tenebrosi carminis umbra, Pingere dum tentât, in primo limine fessas Haeret, et ignavam queritur torpescere musam.

3. Menkon, Chronique. Cf. Pertz, Op. l., t. XXIII, pages 530, 115.

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