Plutarque, ^/exanrfre, XXIV
19 Geog. min., Perip. maris Erythrsei, I, page 24, éd. Iludson.
20 J Vaillant, xY«mtsma<rt imperatorum... a populis romanx ditioms... per-
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m QUESTIONS PRÉLIMINAIRES SUR QUINTE CURCE ET SON ŒUVRE
Philippopolis, Clazomène \ Ghalcis * célébraient des jeux en son honneur; A^cé^Babylonc lui avaienlélevédestcmples; les Grecs*,
les Égyptiens ^ l'avaient mis au nombre de leurs dieux; à Parium^en Mysie, Alexandre passait pour faire des miracles «.
Que ce contact perpétuel avec les monuments du passé, avec des traditions vivantes, que « cette leçon de choses » ininterrompue n'ait pas éveillé chez les Romains, même les plus rebelles, un désir plus ou moins vif de faire connaissance avec l'histoire de cet homme qui avait si profondément marqué sa trace, excité une admiration si durable, c'est un fait de tous points inadmissible \ Aucun de ceux qui ont vécu sur le sol témoin des succès d'Alexandre n'est resté indifférent à sa personne. Dans leur séjour en Orient, les croisés apprirent à Fadmirer, et c'est peut-être en partie à l'influence de leurs merveilleux récits qu'est due cette refloraison aussi brillante qu'inattendue de la légende d'Alexandre au moyen âge «. Devant Alexandrie et Saint-Jean-dAcre, Napoléon I^^ pense aussi à l'antique héros macédonien, et encore aujourd'hui les peuplades ignorantes du plateau d'Arbèles montrent avec vanité » les ruines d'une ville dont elles attribuent la fondation au conquérant qu'elles connaissent à peine de nom.
Ces souvenirs, recueillis au cours de leurs marches victorieuses, les Romains ne les oubliaient pas à leur retour dans leurs foyers.
cussa..., Paris, 1G08, page 333, s.iq. Cf. J. Eckiiel, Doclrina nummorum veterum.... Op. /., t. IV, pa^e 433.