‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 54 sur 386 · A. Friedl.bnder, Op. L, t. III, page · texte numérisé non relu

A. Friedl.bnder, Op. L, t. III, page

3. Stage, Sylves, IV, vi, 10, sqq. C'est sans doute celui qui avait appartenu à SvUa —Cf. Stage, Sylves, L. L, et A. Friedl.knder, Op. /., t. III, page 341.

4 Dion G^ssius, LXXVII, 7. - Trebellils Poluo.n {Triginta tyranm. H) parle d'une coupe d'ambre {electrina) sur laquelle Alexandre et son histoire étaient représentés.

5 Plutarque, A7itoine, 33, 75. - Pline, Epitres, X, v, 6. - Suétone, Néron, 20; Auguste, 98. - G. I. G., III, 5898. -J. Gapitolinus, Fe;y, 8. - Maximinus Junior, 3; 29. - Orose, VI, 15. - Trebellius Pollion, Triginta tyranni, 30. — Pétrone, Satyricon, 31, 34, 3d.

ALEXANDRE ET LES ROMAINS

leurs mœurs, leurs goûts, leurs modes, leurs habitudes religieuses * ; alors, comme le dit Corneille :

Tous les monstres d'Egypte ont leurs temples dans Rome.

Les provinces, tout au moins celles de l'Italie méridionale *, avaient, autant que Rome, été envahies par les Alexandrins et soumises à leur influence.

Or, Alexandrie étant le foyer le plus ardent du culte d'Alexandre, — et c'est là un fait qui n'est plus à démontrer ^, — le culte d'Alexandre a dû rapidement se répandre en Italie. Les Egyptiens de toutes les classes ont peu à peu familiarisé les Romains de tout rang avec la légende si brillante d'Alexandre. De bonne heure, leur enthousiasme communicatif a triomphé des résistances que leur opposait un patriotisme exclusif, il a rendu Alexandre aussi populaire sur les bords du Tibre qu'il Tétait aux rives du Nil. Il a fait partager par les Romains le sentiment de vénération superstitieuse que les Alexandrins éprouvaient pour le fondateur de leur cité.

Cette influence sourde, mais continue, se montre dans certains détails de la vie privée ou publique des Romains. Antoine donne le nom d'Alexandre à l'un * des fds qu'il a de Cléopâtre, il le fait habiller à la macédonienne ^ ; un préteur romain, Cœcilius,

1. Cf. G. LuMBROSo, VEgitto, Op. L, page 15 sqq. — Cf. Nisard, Correspondance inédite du comte de Caylus avec le Père Paciaudi. Paris. 1877. Lettre de Paciaudi {Lettre VII, 1759) au comte de Caylus : « Ne croyez pas qu'à Rome on manque d'antiquités égyptiennes. On trouva, il y a quelques années, une chambre remplie de ces bagatelles; c'était une boutique pour ceux qui adoraient ces divinités et cherchaient ces amulettes, depuis q.ue le culte des dieux égyptiens fut admis à Rome. » — Cf. G. Lafaye, Histoire du culte... d'Alexandrie. Paris, Thorin, 1884.

2. Pour Pompéi, cf. MiyE.ti\im, Bulletino Archeologico Napolitano, lll^ année, nouv. sér. (1854), page 57, sqq. ; pour Pouzzoles, cf. insc. citée par J. Beloch : Campanien, Berlin, Calvary, 1879, page 115.

3. Cf. C. I. G., m, n° 4697. — Arrien, Anabase, VII, xxiii, 7. — Théocrite, XVII, 18. — Lucien, Dialogues, X, 272, XIII, 3. — Plutarque, Eumène, 13.

— Athénée, V, 5. — Dion Cassius, LXXIX, 18. — Lepsius, Mémoires de l'Académie de Berlin, 1852. — Wescher et Révillout, Revue archéologique, 1866, page 157; 1877, page 326. — G. Lumbroso, Op., /., page 147, sqq.

— E. D, Clarke, The tomb of Alexander Cambridge, 1805.

4. Plutarque, Aîitoine, 36. C'est évidemment à Timitalion d'Alexandre qu'Antoine entre dans Athènes revêtu des vêtements qu'on attribuait à Bacchus. — Cf. Sénèque, Oratorum..., Op. L, Suasor., I, 6, et Quinte Curce,. IX, X, 24.

Page 1