‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 80 sur 386 · Strabon, XV, pages · texte numérisé non relu

Strabon, XV, pages

10. Arrien, Anabase, III, m, 3; III, xxviu, 5; VI, xi, 5; etc.

Onésicrite d'Égine ^ ou d'Astypalée ^ — pilote du vaisseau royal et non pas amiral, connue il s'en vantait ^ — avait eu les mêmes facilités qu'Aristobule; il avait accompagné Néarque dans l'exploration des côtes asiatiques * et avait été envoyé par Alexandre en qualité d'ambassadeur auprès des Gymnosophistes ^ mais il ne profita pas de la situation. Son ouvrage, dont le titre exact ne nous est pas connu ^ n'était trop souvent qu'un ramassis de fables de toute espèce' et a mérité à son auteur le joli surnom de u grand amiral des mensonges « ». Il l'avait commencé du vivant d'Alexandre ^ et il l'acheva beaucoup plus tard, à la cour de Lysimaque *^ On ne sait pas quel plan Onésicrite avait suivi; s'il fallait en croire Diogène Laerce **, il aurait pris pour modèle la Cyropédie de Xénophon, mais on ne peut guère se prononcer à ce sujet avec les rares fragments et les maigres renseignements que nous possédons '^

Charès de Mitylène^^et Ephippus d'Olynthe avaient aussi pubhé des mémoires, mais des mémoires d'un tout autre genre que les précédents. Tandis que les œuvres de Ptolémée, d'Aristobule, d'Onésicrite affectent une allure historique et embrassent l'ensemble de la vie d'Alexandre, tout au moins la totalité des événements arrivés en Asie, celles de Charès et d'Ephippus ont des visées beaucoup plus modestes.

Le premier de ces écrivains remplissait auprès d'Alexandre les fonctions d'sl^ayvcAî'j; »% c'est-à-dire de chambellan ou à peu

Page 1