‹ Étude sur Scévole de Sainte-MartheChapitre 13 sur 35 · Pœdotr., 1. III · texte numérisé non relu

Pœdotr., 1. III

( 46 ) Plût à Dieu que ses chants, appris par la nourrice royale et redits autour de l'auguste berceau , pussent charmer l'oreille du jeune prince! à ce prix , il se jugerait bien payé de ses peines :

Non tantiitu huic opeii nos impendisse laborum Pœnitcat, nostro si nuinere regiiis infans Educendus erit, si non solum ista capessent Plebeiœ prsecepta nuius, sed regia nutrix Ipsa etiam colet ac memoii siib mente recondet, Nostraque ad augustas iterabit carmina cunas ' .

C'est de ce poëme que le curé Urbain Grandier, dans son oraison funèbre de Sainte-Marthe , a dit judicieusement que , « si on pouvait souhaiter quelque chose eu ce qui est parfait, il souhaiterait qu'il eût vu le jour en notre langue maternelle , puisque le devoir des mères y était si exactement traité. » Henri III, à ce qu'il paraît, avait exprimé la même pensée ; et ce fut pour répondre à ce désir qui lui était témoigné, que l'auteur entreprit de mettre en vers français son propre ouvrage. Mais il n'en traduisit ou n'en imita que le commencement et la fin*. Voici quelques-uns des traits par lesquels il a rendu l'un des passages que nous avons rapportés, celui où il s'adresse à une jeune mère qu'il prie d'être compatissante pour son enfant nouveau-né :

N'auras-tu de ses pleurs une juste pitié; Lui refuseras-tu l'office d'amitié?

Page 1