D'Aguesseau recommandait à son fils (voy. ses OEuvres
( 70 ) se déclarait avec moins de modestie que de vérité le jurisconsulte de la France et de l'Allemagne. C'était alors à Paris que résidait, suivant un contemporain*, la vraie jurisprudence ; et Paris était aussi , d'après une expression de notre auteur, le séjour des Muses ^. De là une sorte de noblesse attachée au mot de Parisien , qui n'a pas toujours été pris dans une acception si favorable, chaque homme de lettres étant fier d'appartenir à cette Athènes de la France, comme l'appelait H. Estienne vers la même époque ^ Beaucoup des personnages que loue Sainte-Marthe sont qualifiés de Parisiens : du Moulin et plusieurs de ceux que nous avons cités; en outre, Pierre de Mondoré, fameux par ses commentaires sur Euclide; Renault de Clutigni. qui avait chanté la victoire des chrétiens àLépante; le médecin Jean deGorris, doublement recommandable dans l'exercice de son art et par ses ouvrages ; INicolas Lefèvre, qui, après avoir élevé le prince de Condé, le père du héros, fut le précepteur du jeune Louis XIII; particulièrement d'illustres membres des parlements et de nos cours souveraines, les Mangot', les Nicolai , Claude du Puy, Brulart , du Mesnii , Bourdin, Faucon de Ris, Christophe de Thou, Pierre Séguier et le président Lesueur qui , dans le feu de nos
t. I, p. 277 de l'édition in-4° de 1759) de lire continuellement Cujas, « qui a mieux parlé, dit-il, la langue du droit qu'aucun moderne, et peut-ôtre aussi bien qu'un ancien. »
1. Voy. l'épître latine de Bodin, placée en tête de sa République , et adressée à Pibrac.
2. «Lutetiœ, celebri dudum ot opportune Musarum domici- Ho... ; » 1. V des Éloges , él. de Pasquier. Cf., au 1. il , IVIoge des frères du Tillet.