En voir le tableau p. 80 et 88 de notre ouvrage déjà
23 TUROOT INTENDANT DU LIMOUBIN
des . instructions détaillées, minutieuses, par exemple, jusqu'aux différentes manières peu coûteuses de préparer le rit, instruotions adressées à tout le personnel qui voulait bien le seconder dans weoauvrea de charité.
Le plut difQoile fut d^obtenir des propriétaÏFes . de réduire momentanément le prix de leurs fermaget I ou même de nourrir leurs pauvres roétayerii II y mit tant d'aetive fermeté, qu'il parvint à forcer l'égolsme b la justice at môme à la oharitl. 11 est vrai qu'il prêchait d'exemple : non-seulement ses économies y passèrent, mais il s'endetta de 30,000 f^, pour subvenir à des bMoias impérieux qu'il ne put soulager autremebt.
Ce n'est là qu'on résumé bien pàlé de l'adml* nistratlon pJùna de sageese, de justice et de bienfifeisanee de l'oint ; administration qui a fait dire à l'un de nos meilleurs historiens que « Tufgot avait fait de sa province une espèce de Sa-
TUROOT 1NT8NDÀNT DU LIMOUSIN 33
lente. C'était un Fénelon à l'œuvre avec une intelligence plus vive de la réalité, un sens plus fort, une main plus virile. Ses principes étaient nouveaux, surtout pour un administrateur; mais tel était l'aricendant de soa caractère, qu'il iiûposait aux ministres eux^mâmes , et qu'ils laissaient passer ses réformes avec étonnement et respect ' ». U avait pour lui, indépendam-* ment d'une bonne volonté qui pouvait leur être ctHnolune, de» Connaissances et des Convictions qui leur manquaient, au moins en grande partie. On le savait, et, quoiqu'on pût avoir une certaine défiance pour ses idées systématiques, il y avait 14 néanmoins une supériorité qui ne laissait pu d'imposer. On peut déjà dire, h beaucoup d'égards, de l'intendant du Limousin, ce que Blanqui, l'économiste, a dit du oontrdleUf général : « C'était la première fois qu'il était