‹ Étude sur un cas de linite plastiqueChapitre 11 sur 17 · PAGES · texte numérisé non relu

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Si à ces cas nous ajoutons ceux publiés dernièrement dans la littérature médicale et où l’âge des malades fut mentionné, nous arrivons aux résultats suivants :

6 cas entre 20 et 30 ans;

9 cas entre 30 et 40 ans;

12 cas entre 40 et 50 ans; 12 cas entre 50 et 60 ans; ®

9 cas au-delà de 60 ans.

Ainsi qu’on le voit, sur 48 observations, 33 malades ont.été atteints au-delà de 40 ans contre 15 au-dessous, soit plus des deux tiers.

Quant aux causes d'irritation chronique pouvant avoir quelque importance, nous trouvons, mentionnés dans diverses observations, l’alcoolisme chronique, la syphilis, la tuberculose, mais aucun auteur cependant n'a paru leur attacher une grande importance.

Maïs nous devons mentionner ici une opinion, celle de M. Hoche, concernant les rapports entre la linite et les processus ulcéreux de l’estomac, et là encore nous pourrons trouver une analogie avec le cancer

greffé sur l’ulcus simplex.

SYMPTOMATOLOGIE

L'étude clinique de la linite plastique reste encore à faire et son histoire est si obscure que MM. Hayem et Lion ont pu dire que jamais jusqu'ici le diagnostic ne fut posé du vivant du malade. Et, en effet, l'examen des diverses observations nous montre que c’est d’une façon fort succincte qu'est en général décrite la marche de la maladie et qu'aucun des symptômes que nous rencontrons n’est pathognomonique.

D'une façon générale l'affection s'établit d'une manière insidieuse et l'on n'a longtemps que des troubles digestifs plus ou moins vagues: C’est souvent cette période dyspeptique, parfois même améliorable par le traitement, qui ouvre la marche. L'anorexie est ineconstante, souvent même l'appétit est conservé. Le symptôme le plus constant, que presque toutes les observations signalent, c’est la douleur.

Mais cette douleur qui existe parfois depuis de lonvues années est très variable dans ses modalités. Tantôt elle est vague, peu intense, c’est plutôt une sensa- : tion de gêne, de plénitude après les repas, qu’une douleur véritable; tantôt, au contraire, très violente, elle

peut rappeler la douleur en broche de l’ulcère simple.

Parfois spontanée, c’est d’autres fois l’ingestion des aliments ou la palpation de la région épigastrique qui la réveillent.

Son siège est à l’épigastre, mais nombreuses sont les irradiations et on les voit signalées dans le dos, entre les omoplates, à la région précordiale, au cou, aux épaules avec parfois une intensité plus marquée du côté gauche.

Avec la douleur, le symptôme le plus constant est le vomissement. Maïs là encore nous trouvons de nombreuses modalités.

Simple pituite.parfois, d'autres-fois, c'est un vomissement alimentaire. Son caractère le plus constant est sa précocité suivant de peu lingestion alimentaire. Il peut même constituer une véritable régurgitation et dans ce cas, s'accompagne d'une dysphagie très marquée. C’est l’existence de cette dysphagie progressive, d’abord marquée pour les solides, puis pour les liquides, qui fréquemment en impose pour une lésion œsophagienne.

La gastrorragie est rare. Cependant elle est mentionnée dans le cas de M. Faroy, où les vomissements étaient striés de sang et dans le cas de M. Vautrin, où la maladie s’accompagna d'hématémèse et de mœlena. Dans ce dernier cas, il est vrai, coexistait un ulcère aves la linite.

La constipation est la règle dans la maladie, ce qui est dû à la difficulté de l’alimentation. Enfin, il:est un

trouble fonctionnel signalé par Brinton, qui le tenait comme fréquent : c'est une céphalée intense et tenace.

L'examen physique ne nous fournit, de même, riem de pathognomonique.

P'inspection à pu, parfois, révéler une tumeur saillant sous les téguments. Cette tumeur est signalée une fois sur deux; son siège et ses caractères sont variables.

La palpation, en effet, fait constater tantôt une sorte de boudin allongé horizontalement, dur, régulier, tantôt une tuméfaction diffuse. La rétraction du grand épiploon peut donner lieu à la corde épiploïque.

La mobilité ‘de cette tumeur est d'ordinaire nulle. Enfin, le palper peut faire constater une sorte de frottement (Trousseau).

La percussion ne donne aucun renseignement précis.

Il faut ici rappeler que Soupault, dans son traité des maladies de l'estomac, considère comme signe de grande valeur la grande diminution de la capacité de l'estomac que l’insufflation ne permet pas de distendre. Quant à la propagation ganglionnaire à distance, nous devons la considérer comme très exceptionnelle et, seul, Lyonnet, mentionne l’existence de ganglions sus-claviculaires. L'état général du malade est des plus précaire, par suite de la grande difficulté de Palimentation. L’anémie est souvent extrême.

Mais, à côté de cela certains auteurs notent la longue conservation d’un bon état général, cœxistant avec des troubles digestifs très marqués.

L'examen de l’urine montre, comme chez tout ca-

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