INTRODUCTION
Dans l'étude que nous présentons aujourd’hui, nous avons voulu essayer de déterminer un prix de revient agricole, en nous attachant à une culture particulière : la culture de la betterave sucrière.
Dans l’industrie, la notion de prix de revient est quelque chose de fixe, de mathématique pour ainsi dire ; un industriel pourra indiquer, à un centime près, à combien lui revient un rail ou une poutrelle sortant de ses usines. Il y a, en effet, des principes de comptabilité déterminés, qui ne laissent aucune part à l’arbitraire et à l’approximation ; tous les postes du prix de revient sont chiffrés avec une exactitude rigoureuse, car toutes les dépenses se traduisent en une sortie d’argent, ce qui permet un contrôle facile.
En agriculture, il n’en est pas ainsi. Une exploitation agricole vit en partie et, peut-on dire, en majeure partie sur elle-même. L’agriculteur, utilisant un produit de sa ferme pour nourrir son bétail, par exemple, ne verra pas aussi nettement que peut le faire un industriel la dépense qu'il effectue. Il y aura donc des postes de prix de revient qu’il sera bien plus difficile de chiffrer, étant donné que la pratique amène un règlement en nature.