‹ Étude Sur Un Prix De Revient AgricoleChapitre 2 sur 34 · SCIE · texte numérisé non relu

SCIE

A cette première difficulté, s’en joignent d’autres :

Les différentes spéculations d’une même exploitation s’enchevêtrent. Plusieurs produits font partie d’un même assolement, certaines spéculations absorbent la production des autres ou profitent des dépenses faites pour elles. Il en résulte un principe essentiel que nous ne devrons jamais perdre de vue : c’est que, tous les produits d’une même exploitation étant solidaires, les prix de revient de ces produits sont également solidaires.

En comptabilité agricole, l’ensemble des dépenses d’exploitation, qui peut être considéré comme exact, est égal au total des prix de revient des différents produits ; mais suivant les conventions adoptées, le niveau de l’un ou de l’autre peut légèrement osciller dans la proportion limitée à la partie conventionnelle de ces prix de revient.

Ce sont ces conventions, qu’en notre matière plus qu’en une autre, nous sommes obligé d'adopter, qui ont fait dire qu’il était impossible d'établir, en agriculture, un prix de: revient sérieux. Dans la plupart des fermes betteravières, de grosses sommes sont dépensées sur l’emblavement en betteraves; sommes que l’on peut considérer en gros comme hors de proportion avec les recettes de cette culture; mais le blé qui suivra, profitant des gros frais engagés l'année précédente, coûtera relativement peu; pour évaluer l'intérêt de chacune de ces deux cultures, il faudra une convention.

Autre exemple : le fumier produit par la ferme ellez. même a naturellement une valeur, mais quelle valeur fixer ? Problème d’autant plus difficile que cette valeur sera fonction des éléments fertilisants renfermés par ce fumier et que, seule, une analyse chimique pourra déceler, Dans quelles proportions les comptes «animaux » devront-

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