‹ Étude Sur Un Prix De Revient AgricoleChapitre 22 sur 34 · III. Frais fixes · texte numérisé non relu

III. Frais fixes

Loyer. Impôts. 4 FTAISISBÉCIAURS EE EEE FEASÉOCHÉTAUTX RE 0

Il est superflu de commenter en détail les tableaux cidessus. Nous voyons de suite que le travail entre, dans le prix de revient, pour 44 p. 100, presque la moitié, ce qui est considérable, mais ce qui correspond très bien à la réalité. Parmi les différents postes du travail, les travaux de préparation entrent pour 16,5 p. 100 (alors que le travail des semis n’entre que pour 0,3 p. 100), ce qui marque la correspondance avec les frais que suscitent des labours à 35 cen-

timètres.

RÉ

A noter que le matériel (amortissement, réparations) n'entre que pour 2 p. 100.

Dans les matières, les semences tiennent une place très modeste : 3 p. 100, mais la grosse part est prise par les engrais chimiques et minéraux : 19,5 p. 100 du total du prix de revient, ce qui marque bien l’importance véritable de ce poste.

Dans les frais fixes, à signaler la part assez forte des frais généraux, due surtout à notre manière de la calculer.

Le loyer et l’impôt foncier n’occupent pas une place aussi considérable qu’on est habituellement tenté de le proclamer.

Il est utile, pour l’étude que nous voulons aborder dans le chapitre suivant, de compléter le prix de revient à l’hectare par le prix de revient à la tonne de betteraves.

Le prix de revient à la tonne est fonction de deux facteurs : le prix de revient à l’hectare et le rendement.

Dans notre introduction, nous avons dit quelerendement dépendait, entre autres choses, de conditions atmosphériques et géologiques extérieures à l’homme, de conditions essentiellement changeantes, pour ne pas dire capricieuses. Nous ne pouvons donc pas présenter nos chiffres comme infaillibles ou même absolument certains, mais seulement comme des moyennes, et par conséquent supposant dans les cas particuliers des oscillations plus ou moins considérables.

Nous pouvons admettre, étant donné nos conditions de culture dans notre ferme-type, un rendement de 30 tonnes à l’hectare 1.

1. Le chiffre de 30 tonnes représente un très bon rendement moyen. Dans toute la France, le rendement moyen à l’hectare a été en 1929, 24 t. 40 ; en 1930, 33 t. 42 (ce qui, il faut le souligner,

Lis

Ce qui fait ressortir le prix de revient de la.tonne de betteraves à 4.284 fr. 43 : 30 — 142 fr. 81.

Si le cultivateur veut rentrer dans son argent, il doit vendre ses betteraves à ce prix. S'il veut avoir la satisfaction, bien légitime d’ailleurs, de pouvoir se dire que les capitaux considérables qu’il a placés dans cette culture lui rapportent à peu de choses près, l'intérêt qu’il obtiendrait s’il les avait placés en rentes sur l’État, il faut majorer le chiffre obtenu de 5 p. 100 soit 142 fr. 81 + 7 fr. 14 — 149 fr. 95, ou pour mieux fixer les idées : 150 francs.

est vraiment exceptionnel) ; en 1931, 24 t. 65 ; en 1932, 28 t. 5. Pour la récolte de 1935, il apparaît comme devant se tenir entre 29 et 30 tonnes.

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