‹ Étude Sur Une Affection De La Peau Mycosis FongoïdeChapitre 6 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ÉTIOLOGIE .

Les données précises sur les causes du mycosis fon goïde nous font entièrement défaut. La-rareté de cette affection, le peu de renseignements fournis par les observations, la difficulté même d’une pareille étude expliquent l'obscurité de cette étiologie. Voici toutefois les quelques détails que nous avons pu relever à cet égard.

Le mycosis se déclare dans l’âge mûr, surtout après 40 ans; une seule fois, il a débuté à 28 ans (obs. 5). — Le sexe paraît indifférent.

L'état de santé antérieur des malades est généralement bon ; leur tempérament, lymphatico-sanguin : pas de maladies graves dans leur jeunesse. Chez une femme, les premicrs accidents ont été précédés de troubles menstruels et de symptômes nerveux.

Au sujet des ascendants, les renseignements sont fort incomplets. Alibert dit que la mère de son malade

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avait eu au visage un ulcère chancreux, qui güérit par la cautérisation ; son frère serait mort par les progrès d'une maladie de peau indéterminée. Les autres malades ont déclaré que leurs parents étaient parfaitement sains. La femme Battet présentait des antécédents scrofuleux, et trois de ses frères et sœurs avaient succombé à une maladie de poitrine, dote toute probabilité la phthisie pulmonaire.

Nulle part d'antécédents syphilitiques ; pas d'hérédité dartreuse bien avérée; aucune trace de goutte ni de rhumatisme, ni d’affections cancéreuses.

Pas de contagion : non-seulement les individus frappés n’avaient eu aucun rapport avec d’autres personnes atteintes de maladies de peau analogues, mais Jamais ils n’en ont communiqué à leurs parents, leurs enfants, malgré une cohabitation journalière.

Sous le rapport des influences cosmiques où hyg'iéniques, même incertitude. Aucun malade n'avait séjourné dans les pays chauds; aucun n’a accusé d’affections paludéennes antérieures, etc. Peut-être faut-il chercher dans un changement de climat (Guérard), dans des chagrins profonds, dans une mauvaise alimentation, etc., l’origine d’une perturbation organique qui se prononce de plus en plus. Mais ce sont des causes dont on a trop souvent abusé. Nous préférons nous en tenir à cette analyse rapide et garder

une réserve que justifie amplement le défaut de renseignements utiles.

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