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parition complète des accidents antérieurs, mais au contraire on les voit coexister à la dernière période ; le corps des malades est presque littéralement couvert de taches rouges, de plaques lichénoïdes, de tumeurs fongoïdes, d’ulcérations mélangées ensemble; c’est ce qu'on peut vérifier au musée pathologique de l’hôpital Saint-Louis sur la reproduction de l'affection mycositique de la femme Battet, si fidèlement et si artistement exécutée par M. Baretta.
En résumé, le mycosis fongoïde présente done une marche constamment progressive, mais avec des intermittences, des temps d’arrêt et de rétrocession, sur lesquels nous avons tant insisté, et qui peuvent être parfois très-prononcés. Tous les faits connus concordent à cet égard. « La marche du mycosis ordinaire ment continue, dit M. Bazin, offre parfois une sorte d’intermittence en rapport avec les saisons» (1). M. Gué: rard insiste également sur Les transformations, les modifications lentes ou rapides, la marche irrégulière de la maladie (2). Quelquefois, après un stade plus ou moins prolongé d'état stationnaire ou d'évolution lente, c'est par une poussée plus aiguë, presque inflimmatoire que l'affection augmente et s'aggrave, Quand les tumeurs fongoïdes sont g'énéralisées, que les signes généraux de la consomption s’affirment, la marche se précipite, et mène a une terminaison constamment fatale, quels que soient les efforts de l'art.
Durée. — On soupçonne aisément, d'après 6e qui
(1) Bazin, loc. cit., p. 374.
(2) Guérard, loc. cit., p. 4.
met
précède, que la durée du mycosis fongoïde doit être variable, mais toujours prolongée. En effet, les observations qui servent de base à ce travail signalent toutes la longue durée de la maladie : tantôt cinq ans (obs. 1, 2), tantôt trois ans (obs. 3), ou même douze ans (obs. 5); encore tous les malades n’ont-ils pas Été suivis jusqu’à leur mort; mais, dans les cas où Je terme de la maladie n’a pas été indiqué, l’état grave des sujets nous autorise à croire que la guérison n'a pu être obtenue.
Complications. — Les complications qui peuvent se déclarer pendant le cours du mycosis doivent, en affaiblissant l’état général, précipiter la marche de la maladie primitive, et aggraver la position du malade : on en a signalé quelques-unes qu'il importe de rappeler brièvement.
Nous avons déjà cité ces états inflammatoires de la peau, qui surviennent parfois, et que M. Guérard déerit « comme une poussée aiguë, un état particulier d’éréthisme avec rougeur vive et tuméfaction de la peau. Cet état, que nous n’oserions dire purement nflammatoire, bien qu'il ait la plupart des caractères de l’inflammation, s'accompagne de douleurs excessivement vives et qui s'exaspèrent à la plus légère pression ou même à la simple exposition au contact de l'air (1).» — A côté de ces congestions aiguës de la peau, il faut placer l’érysipèle qui, dans un cas rapporté par M. Bazin, semble avoir produit un effet ré-
(1) Guérard, loc. cit, p. 8.
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vulsif et imprimé aux tumeurs un mouvement favorable d'amélioration. — La diarrhée séreuse, le muguet, observés à la fin de la maladie, indiquent la période ultime de l’état cachectique et sont d'un pronostic fatal. — Enfin constatons la présence de noyaux tuberculeux; de pneumonie caséeuse dans le sommet d’un des poumons chez la malade dont nous avons recueilli l’observation.