‹ Étude sur une forme d'adéno-lymphite péri-utérineChapitre 1 sur 7 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pendant une année passée à l'Hôtel-Dieu dans le service du D' Alphonse Guérin, j'ai eu l'occasion d'observer un certain nombre de femmes présentant les symptômes attribues au phlegmon du ligament large, àla pelvi-péritonite, à l'ovarite, et d'autres femmes chez qui l'affection pell vienne, une fois bien analysée, ne pouvait rentrer dans aucun de ces cadres.

Mon savant maître venait de faire une importante découverte sur l'adéno-lymphite péri-utérine, dont la relation a ete publiée dans le journal laFrance médicale, 1876 n° 1 et dans la Gazette hebdomadaire. Mis sur la voie par un fait suivi d'autopsie, les différentes malades entrées dans son service ont été examinées à ce point de vue, et on se de mande comment cette affection dont les autopsies démontrent la netteté a pu passer inaperçue. Cela provient nen pas douter de la façon dont les autopsies ont été taites, et nous aurons l'occasion de faire voir comment à un examensuperficiel, l'affection peut rester méconnue '

J ai eu un moment l'intention de substituer à mon texte

ce dernier : « De l'adéno-lymphite péri-utérine siégeant dans la fosse obturatrice ». J'en ai été détourné par ce fait que l'affection ne reste pas toujours limitée à cette région, bien qu'elle y domine. M. Alph. Guérin aurait eu alors de l'adéno-lymphite péri-utérine une idée plus étendue que ne l'eût énoncé le texte de ce trop court travail, car l'inflammation lymphatique peut, suivant lui, s'étendre à tous les ganglions péri-utérins. Cependant ce siège de l'adénolymphite au voisinage du pubis et les signes de cette maladie ont pour M. Alph. Guérin une importance telle, qu'il se demande si, dans l'immense majorité des cas d'inflammation péri-utérine, considérés comme des faits de phlegmon du ligament large, il y a autre chose qu'une adénolymphite prépubienne. Du reste, comme c'est surtout cette forme limitée à la région obturatrice qu'il m'a été donné d'observer, c'est également celle que je me borne à décrire.

Dans l'inflammation lymphatique péri-utérine envisagée dans une vue d'ensemble, il peut y avoir des doutes sur le point d'élection de la lymphangite, l'étendue des lésions anatomiques, et surtout si la nécropsie manque, il peut rester une suspicion, à savoir dans quelle proportion les ligaments larges participaient à l'inflammation. Quant à la forme ci-dessus limitée à la région obturatrice et post-pubienne, ses symptômes sont d'ordre essentiellement physique.

C'est surtout à l'étude de Tétiologie et de la symptomatologie de l'affection que je me suis attaché.

Que le savant chirurgien de l'Hôtel-Dieu, M. Alphonse Guérin, à qui je dois la meilleure partie de mon éducation médicale reçoive l'expression de ma gmtitude.

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