‹ Étude sur une forme d'adéno-lymphite péri-utérineChapitre 2 sur 7 · UTÉRINS · texte numérisé non relu

UTÉRINS

Les vaisseaux absorbants de Ja matrice furent d'abord VUS par Méry, et ensuite par Morgagni et Winslow.

Depuis le livre de Gruikshank, et la planche remarquable de son traité qui fait voiries lymphatiques converger soit de l'utérus, soit du vagin vers le trou obturateur, où il place de 2 à 3 gros ganglions lymphatiques, les auteurs ont peu ajouté à la description des ganglions auxquels se rendent les lymphatiques utérins.

Mascagiii admettait qu'ils se réunissaient en troncs plus volumineux, traversaient les ligaments larges pour gagner les ganglions pelviens, hypogastriques, sacrés, lombaires et même les ganglions de Vaine sous le ligament de Potcpart. Ce fait de la communication possible des ganglions péri-utérins avec les ganglions de l'aîne demande des doanées plus précises; or nous verrons que l'induration que l'on perçoità l'aîne par la palpation dans certains faiis d'adéno-lymphite péri-utérine est tellement superficielle qu'il semblerait qu'il y a tout au moins empâtement des ganglions inguinaux internes.

Cruveilhier en 18S2, (anatomie pathologique de Cruveilhier, livraison 13) à l'aide de pièces anatomiques de femmes mortes dans l'état puerpéral, fit une description demeurée classique des ganglions péri-utérins. La planche II représente l'utérus d'une femme morte de typhus puerpéral, renversé d'arrière en avant et de haut en bas « La partie latérale droite de la face postérieure de l'utérus présente un très-grand nombre de vaisseaux lymphatiques plemsdepus, les ampoules forment de véritables foyers purulents. Tous les vaisseaux lymphatiques ne gagnent

pas les ganglions lombaires, mais ils se divisent en plusieurs séries, les uns se portent de bas en haut, les autres se dirigent du côté des ganglions sacrés et des ganglions pelviens antérieurs. Je dois signaler ici un ganglion constant qui occupe l'orifice interne de la gouttière sous-pubienne, et que jai souvent rencontré plein de pus, apporté par un certain nombre de vaisseaux lymphatiques. »

Nous faisons jouer un grand rôle à ce ganglion constant dans la production de la forme d'adéno-lymphite que nous allons décrire. Qu'il soit unique, ou qu'il en existe plusieurSj comme tendent à le faire admettre les recherches contemporaines, nous devons constater que Cruveilhier avait déjà entrevu la possibilité de le voir siège de suppuration.

Cruveilhier cite une autre observation (livraison 13, page 14), dans laquelle plusieurs des vaisseaux lymphatiques aboutissaient aux ganglions qui environnent le trou sous-pubien.

En 1870, paraît la thèse de M. Championnière. Cet auteur décrit des ganglions dans l'épaisseur du ligament large qui n'ont pas été revus par d'autres observateurs et ne sont pas admis. Il est probable en effet, que dans ces ligaments, il existe des troncs lymphatiques et la présence de ganglions n'est pas nécessaire pour faire admettre l'existence de l'inflammation lymphatique de ces ligaments qui est hors de doute. Dans une inflammation lymphatique du bras, les abcès lymphatiques formant tumeur ne siègent pas seulement au niveau des ganglions épitrochléens ou axillaires , mais l'inflammation péritronculaire fournit également de véritables collections purulentes. Ainsi , sans ganglions , les ligaments larges peuvent être atteints de phlegmons lymphatiques par le seul fait de la stase de la lymphe dans les vaisseaux

absorbants enflammés, et leur diiatation et rupture par le pus.

Mais M. Lucas Championnière a insisté avec raison sur la direction des lymphatiques du col qui s'unissent en vaisseaux plus volumineux à l'union du corps et du col, et sur la présence à peu près constante d'un ganglion situé sur le côté et en arrière du col.

C'est surtout l'origine des lymphatiques utérins qui semble entrer dans une voie de clarté et de précision avec les études histologiques de Pierre Fridolin de St.-Pétersbourg et de Gerhard Léopold de Leipsik.

Lymphatiques du vagin. — Suivynt M. Sappey, les absorbants lymphatiques de l'extrémité antérieure du vagin se portent en avant pour se terminer dans les ganglions de l'aîne. Ceux qui naissent des 2^3 postérieurs se portent en arrière, pour se rendre dans les ganglions iliaques internes et obturateurs. Ainsi les lymphatiques de la plus grande partie du vagin suivent la même direction que ceux du col utérin.

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