‹ Étude sur une forme de cirrhose hypertrophique du foieChapitre 5 sur 10 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Il est impossible pour le moment de donner des indications thérapeutiques bien précises. La cirrhose ‘hypertrophique avec

ictère chronique n’a point encore été assez étudiée pour que le chapitre du traitement soit bien avancé.

Pour ce qui me concerne, j’ai pu voir que les révulsifs appliqués par M. Bucquoy sur la région de l’hypochondre droit avaient eu une heureuse influence. Ges révulsifs consistaient surtout en cautères à la pâte de Vienne. Us diminuaient la douleur et semblaient abréger la durée et amoindrir l’intensité des crises. Peutêtre faut-il attribuer, au moins en partie, à ce traitement la marche relativement favorable de la maladie chez J., à qui plusieurs cautères furent ainsi appliqués.

On pourrait alterner les cautères avec les onctions d’onguent gris sur la région hépatique, que l’on recouvrira de cataplasmes chauds. Les ventouses sèches conviendraient également. Vu l’ictère chronique, on devra autant que possible s’abstenir d’émissions sanguines.

Le sulfate de quinine pourrait être essayé.

Les purgatifs alcalins ou drastiques seront employés en temps opportun, soit pour combattre la constipation, soit poùr produire une action dérivative peut-être utile sur la muqueuse intestinale.

On aura soin d’entretenir l’activité des fonctions digestives, souvent languissantes, par des toniques, les aromatiques, des absorbants, etc.

La médication tonique en général est indiquée contre une affection qui altère petit à petit, mais d’une façon continue, la sanguification et la nutrition.

Je ne puis dire s’il y aura intérêt réel à agir au moyen des altérants, le bicarbonate de soude, l’iodure de potassium, par exemple. On conçoit en tous cas qu’on ne devra y recourir qu’avec la plus grande réserve.

Il va sans dire que dans le cas particulier où la sclérose hypertrophique serait en quelque sorte symptomatique de la lithiase biliaire chronique, la médication sera dirigée dans le sens de l’affection protopathique.

Contre l’ictère grave terminal, on ne pourra recourir qu’au traitement palliatif; les toniques, les calmants, les anti-hémorrhagiques en feront tous les frais.

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