‹ Étude sur une forme myélopathique du blenno-rhumatismeChapitre 13 sur 39 · NS RUES · texte numérisé non relu

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plaques cornées occupent la zone des adducteurs, et les cornes cutanées sont situées au même niveau des deux côtés. Pour expliquer ce fait, 6n ne peut pas invoquer le contact entre les deux cuisses, car le malade restait constamment les jambes écartées, dans la position du tailleur, à cause des arthropathies ».

Chez le malade de l'hôpital Hérold, ce sont les parties inférieure et interne des cuisses qui sont recouvertes d’une éruption disséminée, caractérisée par de petites élevures se desquamant légèrement; c’est encore le bord interne de chacun des gros orteils qui est le siège d’une prolifération épidermique énorme, disposée sous forme de stratifications.

Si ces éruptions sont d'autant plus abondantes qu’on se rapproche davantage des extrémités — ét principalement des extrémités inférieures, — si surtout la région plantaire semble être leur lieu d'élection, elles peuvent aussi recouvrir indistinctement tout le corps.

Dans l'observation de Chauffard, les productions cornées se montrent tout d’abord sur le gland, presque en même temps, sur la partie supero-interne des cuisses, et très peu de temps après, sur le dos et aux pieds.

. Le malade de Jacquet a l’ongle de lauriculaire gauche soulevé à son extrémité par une masse cornée, épaisse, formée par plusieurs couches stratifiées qui séparent l’ongle du derme sous-unguéal et se prolongent sur les côtés en circonscrivant les bords latéraux de l’ongle, Un sillon de séparation isole cette production cornée du derme sous-unguéal et il semble que ce sillon en se creusant de plus en plus, doit amener à la longue, la chute de cette massé cornée et de l’ongle lui-même. C’est d’ailleurs au dire du malade, ce qui se serait produit dans un avant-dernier rhumatisme et cela pour plusieurs doigts et plusieurs orteils. (Obs. IX).

an ee

Jeanselme n'avait constaté ni liseré érythémateux, ni. saillie papuleuse à la base de la production cornée ; l'une des cornes évidée intérieurement, s'étant détachée spontanément, n'avait sa place marquée sur la peau que par une tache rougeâtre sèche et non saillante.

« S'il en était ainsi, écrit M. Jacquet (1), cherchant à élucider la ge- « nèse dermatologique de ces lésions, il faudrait la considérer comme « d’origine exclusivement épidermique et sans analogue dans les pro- « ductions cornées jusqu'ici connues, qui toutes semblent avoir un subs- « tratum dermique. On va voir que telle n’est pas leur origine. M. Vidal « avait noté que la face adhérente des croûtes est concave et porte les « eïmpreintes des prolongements papillomateux, et quant à nous, qui « avons provoqué la chute de plusieurs cornes, nous les avons toujours « trouvées évidées, mais reposant sur des saillies papuleuses, sur les- « quelles elles se modelaient, et qui se reliaient à leur surface interne « par des prolongements papillomateux et nacrés. Mais, d’aucre part, « au bout de quelques jours, la saillie papuleuse s’affaissa, les prolon- « gements disparurent, et il ne resta plus qu’une tache rougeûtre, « comme dans]e cas de Jeanselme ; et si au lieu de provoquer, comme « nous le fimes, la chute d’un de ces deux éléments, nous l’avions alten-. « due, il est probable que, comme lui, nous aurions méconnu leur « substratum dermique.

« Il s’agit donc enjréalité, d’une dermite papillaire diffuse, avec des « foyers limités plus actifs amenant ici, grâce à l'hyperkératose consécutive les coques cornées continues, Z4, les massifs coniques isolés ou confluents. »

Chauffard (2) a publié le premier examen biopsique de ces petits foyers et a confirmé, dans ses traits principaux, la description clinique de M. Jacquet. Il considère l'affection, en se basant sur les résultats fournis par les examens microscopiques, comme étant une « dermite papillaire hyperkératosante. »

(4) Jacougr, Soc. méd. des Hôpilaux. Janvier 1897, p. 102. (2) Caurraro. Soc. méd. des Hôpitaux. Avril 1897, p. 577:

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