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sous-cutané. La voûte plantaire, affaissée, a complètement disparu. La longueur du pied paraît raccourcie et l’axe médian est fortement dévié en dehors.
Les orteils, dont le volume-est considérablement augmenté, sont déjetés en dehors, en coup de vent. En même femps qu'ils sont reportés vers le bord externe, ils se sont soulevés et forment une espèce de Z. Des deux côtés, le second orteil surélevé chevauche sur le gros orteil, et, à droite, le quatrième recouvre en grande partie le cinquième.
Le volume de chacun des pieds ainsi déformés frappe d’autant plus que les jambes sont plus atrophiées.
En effet, les membres inférieurs sont très amaigris, toutes les masses musculairés ont disparu. On constate des contractions fibrillaires des faisceaux musculaires qui ont survécu, contractions réflexes et peu douloureuses. La contractilité électrique est ‘conservée. Les réflexes rotuliens sont très exagérés des deux côtés. La réaction de dégénérescence n’a pu être recherchée.
: Les mouvements volontaires sont complètement impossibles ; quand, après un effort très grand, le malade cherche à détacher les talons du lit, il est obligé de reconnaître son impuissance fonctionnelle On voit quelques faisceaux intacts se contracter : au niveau de la cuisse, le couturier, par exemple, former un étroit ruban qu’ on 1 peut suivre jusqu'à ses insertions supérieure et inférieure.
La sensibilité cutanée est conservée au niveau des FdRDres inférieurs, comme d’ailleurs sur tout le corps. La peau est recouverte de longs poils, elle est amincie par places, mais en d’autres régions (plante du pied, parties latérales et dorsales des orteils), elle est fortement épaissie. Le bord interne de chacun des gros orteils est le siège d’une prolifération épidermique énorme, disposée sous forme de stratification. Ces croûles cornées, véritables kératoses, analogues à celles qui ont été décrites par Vidal, Jeanselme, Jacquet et Chauffard, forment comme une demi-gaine qui embrasse la moitié interne de chaque gros orteil, se prolonge sur la face plantaire, et s'arrête sur la face dorsale au niveau du bord interne de chacun des ongles.
Ces derniers sont épaissis et striés en long.
La pression de l'urèthre, méthodiquement pratiquée, pere d'obtenir quelques gouttes de muco-pus.
L'urine est franchement purulente ; l'exploration de l'urèthre indique Ja présence d’un rétrécissement assez serré.
L'examen baetériologique du pus et de l'urine pratiqué à plusieurs