‹ Étude sur une forme myélopathique du blenno-rhumatismeChapitre 27 sur 39 · PAL A · texte numérisé non relu

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métier bien qu'il fût très fatiguant et l'obligeât à rester sur pied depuis six heures du matin jusqu'à huit heures du soir.

Vers cette époque, ayant constaté une goutte matinale, il alla con-. sulter à Necker, où on lui fit un lavage de l’urèthre au permanganate de potasse. Malgré tout, les douleurs plantaires persistèrent : Quelques jours après, tout le pied, était douloureux et était enflé surtout dans les régions péricalcanéennes et périmalléolaires, si bien que, peu de temps. après, le malade dût s'arrêter et garder le lit pendant un mois.

À peine avait-il repris son travail, que les douleurs reparurent et qu’il fut obligé d’entrer à Saint-Louis dans le service du professeur Fournier qui le traita par les douches et bains sulfureux et lui conseilla de retourner dans son pays.

Après un séjour de cinq mois dans l'Ariège et-une saison d’un mois à Spa, une amélioration très grande se produisit dans son état. Le malade rentra à Paris, ayant recouvré ses forces, reprit son travail pendant treize mois, n’éprouvant plus que de sourdes douleurs au niveau des talons. :

En octobre 1896, au moment des fêtes russes, il se fatigua plus que d'habitude et fit quelques excès de boisson. Aussitôt réapparurent les douleurs et l’enflure des deux pieds. Le 4 novembre, il arrêta son travail.

14 janvier 1897. C'est alors qu'il rentra à l'hôpital de la Charité, se plaignant d'une tatalgie bilatérale très vive, de douleurs intenses dans les articulations métatarso-phalangiennés et de douleurs thoraciques.

Les deux calcanéum — et surtout celui de gauche — sont augmentés de volume au niveau de l'insertion des tendons d'Achille. Les deux dépressions latérales situées de chaque côté sont atténuées. La palpation et la pression ne sont pas douloureuses.

A l'examen des organes génilauæ, on ne trouve plns de trace de blennorrhée, même le matin avant que le malade ait uriné. Il n'existe aucun filament dans les urines. Pas de sucre, pas d’albumine.

Les réflexes sont normaux, sauf le réflexe pharyngien qui est bien diminué. La sensibililé, sous tous ses modes, ne révèle aucun trouble, il n'y a pas dé troubles sensoriels.

L'état général est mauvais, le malade est faible, pâle, amaigri, anémié. Il n'a pas d’appétit.

25 fevrier 1897. La rézion lalonnière fait en arrière, une forte saillie due à l'hypertrophie de l'extrémité postérieure du calcanéum au

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point d'attache du tendon d'Achille. Le reste du pied ne présente aucune saillie anormale. Les articulations tibio-tarsiennes ne sont pas alteintes ; les mouvements sont libres, indolores. On ne perçoit aneun : craquement. Les extrémités inférieures des fémurs sont légèrement hypertrophiées ; les articulations coxo-fémorales sont indemnes. Il n'existe aucun trouble trophique ou vaso-moteur, aucune hyperesthésie cutanée ou musculaire; les réflexes patellaire et plantaire sont normaux.

Sous l'influence du repos au lit et/des douches, l’état du malade s’est - sensiblement amélioré. Les douleurs sont disséminées, la marche est beaucoup plus facile, l'état général meilleur. Le mieux s’accentuant tous les jours, il peut sortir à la fin de février.

7 septembre 1897. Le malade entre à l'hôpital Saint-Louis dans le service de M. Jacquet. ë

Après sa sortie de la Charité, il avait repris son travail sans trop souffrir, il ne ressentait plus que quelques vagues douleurs aux talons droit et gauche, mais surtout à gauche et à la partie postérieure.

Durant ce laps de temps, il fut sobre, ne fit pas d’excès, et n'eut qu'un rapport sexuel bref, le 15 août. Dès le lendemain, apparaissait un écoulement douloureux et abondant et, le 17, des douleurs thoraciques constrictives, qui l’obligèrent à garder le repos au lit.

L’écoulement augmentant, le malade alla, quatre à cinq jours après, à Necker pour qu’on lui fit des lavages uréthraux. A la suite de cette sortie, il éprouva de la raideur dans les deux pieds, raideur qui devint plus marquéé le lendemain.

A son entrée dans le service, on le trouve dans l’état suivant :

Les deux pieds sont douloureux, surtout au niveau des attaches métatarsiennes des 2me et 3me orteils et au talon, région postérieure et inférieure, mais surtout postérieure. La pression sous le talon y réveille un point sensible.

Il existe une tuméfaction fuselée du deuxième orteil droit, et une, douleur dans toute la partie antérieure du métatarse du même côté. = Le tronc du sciatique gauche et le crural sont douloureux, ainsi que les muscles de la cuisse, mais on ne réveille de douleur qu’à la pression, alors que les premiers jours il y avait des douleurs spontanées « tout.le long » des membres inférieurs.

Le globe de l’œil qui avait été sensible à la pression ne l’est plus aujourd’hui.

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