HR NT
La sensibilité culance est normale, les réflexes ne sont pas modifiés, el il n'existe aucun trouble trophique ou vaso-moteur.
La presssion de l’urèthre ne fait sourdre aucune goutte matutinale, mais on constate dans l'urine la présence de filaments. Depuis quelque temps, le malade a des érections prolongées avec pollutions nocturnes.
Pas de masturbation.
Le traitement se borne au repos au lit et au régime lacté.
. £ octobre. L'état du malade est bien amélioré, mais les douleurs thoraciques qui s’amendèrent les premières, reparaissent depuis deux jours, aussi constrictives. Les articulations sterno-costales sont douloureuses à la pression. |
Les raideurs des pieds ont disparu peu à peu, les mouvements sont libres et les articulations métatarsio-phalangiennes sont indolores.
La tuméfaction du deuxième orteil a disparu.
La talagie est aiguisée par la pression — surtout à gauche — avec douleur maxima à l'insertion du {endon d'Achille. Plus de gonflement.
Les masses musculaires des membres inférieurs sont flasques et molles. L'état général est bon.
Le 3 novembre. Le malade commence à marcher. Dès qu'il est debout, les douleurs du talon et des orteils réapparaissent, avec toujours prédominance à gauche. C'est en un point situé sous la masse caleanéenne et au milieu de la région qu’elles sont le plus aiguës.
D'autres points sensibles existent, en arrière, au niveau de l’attache du tendon d'Achille, et sous les têtes métatarsiennes. Le pied droit se fatigue beaucoup moins vite, et les douleurs du calcanéum sont plus sourdes ; quant aux douleurs sous-métatarsiennes, elles sont aussi vives qu'à gauche, mais le patient les ressent moins vite.
Le 11 novembre, le malade peut rester debout une partie de la journée sans trop de fatigue et souffre bien moins. Les muscles reprennent de la consistance. Toutefois, à la fin de la journée, il y a du gonflement des pieds. On lui fait des pointes de feu à la partie postérieure des deux talons.
Les douleurs thoraciques semblent s’amender avec l'exercice.
Le-19, le calcanéum droit n’est plus douloureux, mais les douleurs métatarso-phalangiennes persistent. 1] y a un épaississement notable de l'épiderme. Au pied gauche, les douleurs étant de nouveau intolérables, le malade garde le lit jusqu’au 27. Pointes de feu.
L: 5 décembre. Les douleurs du pied gauche s'étant calmées, le pa-
tient se lève de nouveau et marche, mais la fatigue apparaît à la fin de. la journée et réveille la douleur calcanéenne gauche. Les pieds — surtout Ze droit — sont enflés sous les attaches métatarso-phalangiennes et autour des malléoles ; le matin au réveil, tout gonflement disparait.
Le 15 décembre, le malade quitte l'hôpital, fort amélioré. L'état général est bon. Il a repris de l’embonpoint et des forces. I n’a plus le teint pâle, anémié, qu'il avait en entrant dans le service. Depuis le 11 novembre, il n’a plus ressenti de douleurs thoraciques.
La douleur du talon droit est complètement disparue depuis quelques jours, mais l’hypertrophie calcanéenne persiste. La plante du pied épaissie sous les têtes métatarsiennes — et particulièrement, au niveau du gros orteil — est encore le siège de douleurs vagues. La fatigue provoque l'apparition d’un œdème. La tuméfaclion du deuxième orteil west plus reparue.
Au pied, gauche, la douleur localisée sous le talon persiste encore, mais elle est très affaiblie et la pression ne l’augmente pas. Après la marche, apparait un gonflement péri-calcanéen, surtout marqué au point d'insertion du tendon d'Achille. Le malade ne ressent plus rien sous les articulations métatarso-phalangiennes. |
Les masses musculaires des mollets reprennent de la fermeté, et les muscles ne sont plus le siège de douleurs spontanées ou réveillées par la palpation.
Les articulations tibio-tarsiennes sont normales, ainsi que celles du genou. Le genou gauche cependant est encore le siège de quelques craquements.
H n'y a plus d'écoulement uréthral, plus de filaments dans les urines.
Tous Les réflexes sont normaux, même le réflexe pharyngien. Aucun trouble de la sensibilité, aucun trouble sensoriel.
La constipation qui a été notée à plusieurs reprises, disparaissait dès que l’on suspendait le régime lacté.
Le malade que nous avons revu trois mois après sa sortie de l’hôpital, était en parfaite santé, et la douleur localisée au talon gauche qui avait été la plus tenace avait disparu depuis un mois. Bien qu'il soit obligé de rester très longtemps sur ses pieds, et de faire des courses, il ne se trouve pas trop fatigué à la fin de sa journée.
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